¤ LA SAISON VIRTUELLE DE DOGGETT ET REYES ¤ 2SV04 : DISAPPEAR par MarieEve ************************************* Diffusé le : 7 décembre 2003 Catégorie : 13 ans et + VISITEZ-NOUS SUR LE WEB http://xfsc.mu3d.com/saisonvirtuelle ************************************* TEASER 7 DÉCEMBRE, 2001 MAISON DES BENNETT NOUVELLE-ORLÉANS, LOUISIANE Elle ne se souvenait plus depuis combien de temps elle était là exactement. Elle ne se souvenait que d’avoir été amenée de force dans cette horrible maison. Elizabeth Fizt était enfermée au sous-sol d’une maison qui lui était totalement inconnue. On ne lui avait donné aucune raison de sa présence en ces lieux. De plus, son estomac lui faisait mal. En fait, elle avait mal partout. Tous les jours, elle n’avait droit qu’à une soupe, un bout de pain et un morceau de fromage comme repas. Rien qui ne pouvait combler le grand vide dans son estomac. Ces ravisseurs profitaient du moment où elle dormait pour lui apporter son plateau. Chaque jour, Elizabeth avait l’impression de dormir de plus en plus. Elle avait été dans l’obscurité totale jusqu’à ce qu’elle trouve une lampe dans ce qui avait pu être à l’époque une belle chambre, mais le temps avait fait son œuvre. Elle se demandait souvent pourquoi il y avait une chambre dans un sous-sol qui ne sentait que l’humidité. Ainsi, elle se couchait sur le lit en pleurant et en criant à ses ravisseurs de la laisser sortir qui étaient toujours à l’étage. Elle entendait souvent le bruit de leur pas. De jour en jour, Elizabeth n’avait plus de force, même pour crier. Elle savait qu’ils étaient là à attendre le moment où elle s’endormirait. Elle avait essayé de trouver une petite fenêtre ou un quelconque passage qui lui permettrait de s’échapper de cette horrible prison, mais elle n’avait rien trouvé. Durant les premiers jours de sa captivité, Elizabeth avait trouvé des photos de jeunes femmes qui avaient à peu près le même âge qu’elle. Elle avait senti le sol s’écrouler sous ses pieds lorsqu’elle avait vu sa propre photo avec les trois autres. Elizabeth ne comprenait toujours pas pourquoi sa photo avait été prise. Après maintes tentatives de fuite, Elizabeth avait décidé de laisser tomber. Elle vomissait toujours et son corps lui faisait de plus en plus mal. Son désir n’était plus de sortir de cet endroit, mais tout simplement de mourir pour être enfin libérée. Un beau jour, Elizabeth s’aperçut qu’elle ne voyait presque plus rien. Elle resta sur le lit, ne pouvant presque plus bouger non plus. Elle savait que quand elle fermerait les yeux, elle ne se réveillerait plus jamais. GÉNÉRIQUE Robert Patrick dans le rôle Annabeth Gish dans le rôle de John Doggett de Monica Reyes THE TRUTH IS OUT THERE… ACTE 1 AUJOURD’HUI 7 DÉCEMBRE, 2003 8 : 24 AM NOUVELLE-ORLÉANS, LOUISIANE BUREAU DES AFFAIRES NON-CLASSÉES Le retour de vacances était visible sur le bureau des agents. Quelques semaines à peine depuis le retour de Reyes et des dossiers s’étaient déjà empilés sur leur bureau. Le retour au travail n’est jamais facile, mais celui-ci était bien différent. Seraient-ils capables d’oublier cette date ultime ? Malgré tout, leurs vies devaient continuer, car il y a toujours des raisons d’espérer. Reyes rangeait quelques papiers dans une serviette. Doggett et elle en auraient besoin pour leur prochaine enquête. De tous ces papiers, il n’en manquait qu’un seul. Les deux agents avaient été assignés pour résoudre une enquête d’une série d’enlèvements commis depuis plusieurs années. Ceux-ci avaient refait surface depuis quelques temps. À l’époque, l’affaire était restée non-classée. Les enquêteurs avaient cru que les victimes étaient restées dans la ville, car le corps d’une seule des victimes avait été retrouvé dans le Orleans Canal. Plus de cinq années s’étaient écoulées entre les deux derniers enlèvements. Aujourd’hui, Doggett et Reyes devaient faire du porte à porte dans le LakeShore près du lac Pontchartrain au nord de la ville, pour retrouver un quelconque indice suite aux derniers événements. Reyes sortit de ses pensées lorsque Doggett entra dans le bureau en lui disant : - « Je suis prêt ! Tu as pris tous les papiers nécessaires ? » - « Oui ! Tout ce qui nous fallait » - « Je me demande encore pourquoi Pearson nous a donné cette affaire ? Je veux dire que ça n’a rien de paranormal ! » - « Je ne sais pas John, mais n’oublie pas que l’affaire est restée non-classée et que paranormal ou pas, cette affaire mérite une enquête. Ces victimes doivent être retrouvées pour leur famille. » - « Bien sûr, je comprends parfaitement Monica ». John baissa la tête en prononçant ses paroles. Il était évident que ces pensées allaient au seul être qui lui avait appartenu complètement : son fils. L’être qui était le plus cher à ses yeux avant sa coéquipière. - « Allez John. On y va ? » - « Oui ! » Doggett recula d’un pas, se souvenant qu’il leur manquait un élément important. - « J’oubliais ! Je dois aller chercher le dossier des premières enquêtes. L’agent Paige m’a dit qu’il serait prêt si j’allais le chercher à son bureau. Je dois absolument y aller. On ne peut vraiment pas commencer sans ce dossier. » - « D’accord. Je vais tout de même commencer le boulot. Tu n’auras qu’à me rappeler sur mon téléphone portable. » - « C’est parfait. » Doggett quitta le bureau en direction de celui de l’agent Paige qui était situé aux étages supérieurs. Reyes prit donc sa valise et partit à son tour. Elle devait commencer par le Lakeshore West, mais quelque chose lui disait qu’elle ferait mieux commencer par le Lakeshore East. Elle savait qu’elle ne devait pas changer leur plan, mais Doggett devait la rappeler et ainsi elle pourrait lui faire part des changements. BUREAU DE L’AGENT PAIGE 8 : 50 AM L’agent Frank Paige fit entrer Doggett dans son bureau. Il était content que des agents puissent reprendre cette enquête. Il savait, lors du dernier enlèvement, en 2001, que rien n’était terminé. Il y avait eu quatre enlèvements entre 1970 et 2001. Tout du dernier enlèvement le reliait aux précédents. Les ravisseurs étaient donc toujours vivants et il fallait les retrouver avant le prochain, car il était inévitable que les ravisseurs allaient récidiver. (je viens de me rendre compte que tu dis « les » ravisseurs au pluriel sans avoir dit pourquoi) - « Entrez agent Doggett ! Je suis content de vous voir. » - « Bonjour agent Paige. Merci, Ce dossier sera indispensable à cette enquête. » - « L’agent Reyes n’est pas avec vous ? » - « Non. Elle a décidé de commencer le travail pendant que je viendrais chercher le dossier. » - « Je ne veux pas être alarmiste, mais vous n’auriez pas dû laisser votre coéquipière seule. Je n’ai jamais pris ces enlèvements à la légère agent Doggett. Ce sont des gens dangereux. » - « Nous le savons, mais je dois communiquer avec l’agent Reyes aussitôt que j’ai le dossier. » L’agent Paige regarda Doggett et ouvrit le dossier qui contenait les photos des victimes et tous les indices recueillis concernant les ravisseurs. Dans les analyses, les médecins légistes de l’époque avaient trouvé dans le sang du corps de la seule victime retrouvée, Elizabeth Fizt, des traces de champignons vénéneux qui l’avaient vraisemblablement tués à petit feu. - « À l’époque, j’avais enquêté et découvert grâce à des spécialistes dans ce domaine que ce champignon était utilisé principalement par des vrais adeptes du vaudou. Donc, je crois que vous devriez peut-être partir à la recherche d’adeptes de cette religion. Vous devrez porter attention aux détails. » - « D’accord agent Paige. » - « Posez le plus de questions possibles. De plus, ces gens ne sont sûrement pas d’origine américaine. Enfin, faites très attention à vous, il ne faut pas prendre cette enquête à la légère. Et Dieu sait que, si vous les retrouvez, je serais grandement soulagé. » Doggett lui fit signe qu’il le comprenait. Avant de mettre fin à la conversation, il lui demanda : - « Puis-je vous demander, agent Paige, pourquoi n’avez-vous pas repris cette enquête ? » L’agent pensa avant de répondre à Doggett. - « Bien, il a été jugé que cette affaire devait vous être remise puisque vous faites partie des affaire non-classées maintenant. » Il fit une pause. « Mais si vous désirez mon avis, j’ai eu peur : une vraie peur lors de chaque enlèvement. Maintenant, je sais que c’est gens sont le mal. Et je ne veux plus m’impliquer, car maintenant, j’ai réellement peur. Je me ferais un plaisir de vous aider agent Doggett, mais je ne veux plus être associé à cette enquête. » Et il termina en disant : « Téléphonez-moi si vous avez besoin de renseignements, agent Doggett, je pourrais vous aider ». Doggett le remercia et quitta le bureau avec le dossier en main. Il devait téléphoner à Reyes le plus tôt possible. JEWEL STREET 8 : 55 AM L’agent Reyes venait de stationner sa voiture à l’angle de Jewel Street et General Haig Street. Elle avait pris soin de placer sa voiture du bon côté de la rue. Cette rue, proche du Tourmaline Park, semblait paisible à première vue, mais Reyes avait un étrange sentiment. Elle se disait qu’elle n’aurait peut-être pas du commencer seule. Néanmoins, elle décida de continuer, car après tout, elle était armée et avait son téléphone avec elle. Reyes verrouilla les portes de la voiture et marcha vers la première maison. Elle monta les marches de la première maison, tout en prenant note du nom du résident qui était inscrit sur ses papiers et elle frappa. Un homme vint répondre à Reyes après une minute d’attente. La maison semblait se détériorer avec les années. Son propriétaire l’avait sans doute négligée depuis maintenant une dizaine d’années. L’homme la regarda et ouvrit la porte. - « Bonjour M’dame. Qu’est-ce que je peux faire pour vous ? Entrez », lui demanda t-il. Elle s’aperçut immédiatement que l’homme avait sans doute passé la veille à boire, car il avait une mauvaise mine et sentait l’alcool à plein nez. Reyes ne désirait pas entrer davantage. Définitivement, leur enquête commençait bien. - « Bonjour Monsieur. Je suis l’agent spécial Monica Reyes du Bureau Fédéral d’Investigation de la Nouvelle-Orléans. Je fais une enquête et j’aurais quelques questions à vous poser. » L’homme semblait perdre certains passages de ce que lui disait Reyes, mais il avait réagi à l’une des premières questions que Reyes lui avaient posées : - « Avez-vous été témoin d’événements étranges dans votre voisinage ? » Elle vit que l’homme avait réagi, car son visage avait changé d’expression. Il était beaucoup plus sérieux. Elle attendit sa réponse. - « N’entrez pas la M’dame. N’entrez pas dans la maison voisine. L’endroit est maudit ». Reyes le regarda et lui sourit. - « Je vous demande pardon Monsieur ? Pourquoi ne devrais-je pas aller dans cette maison ? », demanda-t-elle en regardant la maison en question, située juste à la droite. - « Ne me demandez pas pourquoi, mais tout ce que je sais c’est que les gens qui entrent dans cette maison n’en ressortent jamais…vivant. » Une odeur d’alcool monta au nez de Reyes. Elle rangea ses effets pour repartir. - « Je vous remercie de votre collaboration, Monsieur Raynolds. Je repasserai avec mon collègue lorsque vous vous sentirez mieux. » Reyes ne laissa pas le temps à l’homme de placer un mot et sortit. Elle savait très bien qu’il n’était pas dans un état normal. Il n’était pas difficile de voir que cet homme avait sûrement bu au moins une bouteille de whisky à lui seul. Elle décida donc de repasser un peu plus tard, lorsqu’elle serait accompagnée de Doggett. Elle continua son chemin jusqu’à la maison voisine. Et, à ce moment là, elle se demanda si l’homme avait raison ? Devait-elle attendre Doggett ? Mais elle décida finalement d’y entrer seule. Si quelque chose se produisait, elle avait toujours son arme avec elle. Alors que Reyes marchait dans l’entrée, elle vit M. Raynolds l’observer à travers les rideaux. Alors qu’il croisait son regard, il décida de se cacher. Il s’appuya le dos contre le mur et tenait sa tête entre ses mains en disant : - « Je vous en prie ! Pitié ! Pas encore. Faites qu’elle reste en vie. » ACTE 2 MAISON DES BENNETT 9 : 08 AM Reyes frappa à la porte. Ce fut une femme, Jane Bennett, qui lui ouvrit la porte. La femme devait avoir dans la cinquantaine selon Reyes. À première vue, rien ne semblait anormal chez cette femme, mais elle ne parut pas être d’origine américaine. Reyes se présenta. - « Bonjour ! Je suis l’agent spécial Monica Reyes du FBI. Je suis présentement sur une enquête et je dois vous poser quelques questions si vous me le permettez. » - « Que voulez-vous ? », lui dit la femme. L’agent s’aperçut que la femme ne parlait pas l’Anglais. Elle n’avait sans doute rien compris de ce qu’elle lui avait dit. Reyes avait déjà eu des cours de Français, mais ses leçons étaient loin maintenant. Elle essaya tout de même, mais ce n’était pas du Français comme on le lui avait appris. - « Parlez-vous anglais ? » - « Oui ! Que puis-je faire pour vous ? » Un homme arriva près de la femme. Il parlait très bien l’anglais. Reyes se sentit soulagée. Elle avait des facilités en Espagnol, mais avait néanmoins beaucoup de difficultés en Français. - « Bonjour Monsieur. Je me présente, je suis Monica Reyes, agent spécial du FBI. Je suis dans le quartier pour une enquête. J’aurais quelques questions à vous poser si vous le voulez bien. » L’homme, Randall Bennett, qui était un plus jeune que la femme, lui offrit un sourire amical et accueillant à Reyes après avoir pris quelques secondes de réflexion que Reyes avait inévitablement remarqué. Il se tourna vers son épouse et lui parla : - « Allez ! Va préparer une chaise et quelque chose à boire à la Dame. » Reyes ne comprit rien, car il avait parlé beaucoup trop vite. Elle était mal à l’aise de les entendre sans pouvoir les comprendre. - « Désolé agent … Reyes, c’est bien ça ? Entrez vous asseoir et nous pourrons discuter. » À ce moment, Reyes pensa aux paroles de leur voisin. C’était les paroles d’un alcoolique, peut-être, mais quelque chose lui disait qu’elle ne devait pas faire un pas de plus. L’homme insista et Reyes accepta l’invitation un peu à contre cœur. VOITURE DE DOGGETT 9 : 15 AM Doggett venait tout juste de sortir du bureau. Il prit son téléphone portable et appela Reyes immédiatement. Il tenait toujours en main le dossier que lui avait donné l’agent Paige. Doggett s’en voulait de ne pas être parti en même temps que Reyes. Il aurait dû insister pour qu’elle l’accompagne jusqu’au bureau de l’agent Paige. Ce dernier lui avait promis qu’il le rejoindrait si quoique ce soit se produisait, mais Doggett aimait mieux ne pas y penser. MAISON DES BENNETT AU MÊME MOMENT Reyes continuait à poser ses questions aux Bennett quand elle entendit la sonnerie de son téléphone portable. Elle s’excusa auprès d’eux et se leva en prenant son téléphone et répondit : - « Reyes. » - « Monica, c’est moi. Tout se passe bien de ton côté ? » - « Oui ! Disons que je viens de commencer et que je suis loin d’avoir terminé. » - « Je viens de quitter le bureau de l’agent Paige. Monica, je crois que l’enquête prend une autre tournure. » Pendant que Doggett répétait à Reyes ce que l’agent Paige lui avait dit plus tôt, Jane regardait son époux, Randall. Tous les deux portaient attention à la conversation de Reyes. C’est alors que Jane prit très discrètement le trousseau de clés que Reyes avait laissé à côté de sa serviette. Elle se leva et alla dans la cuisine qui était adjacente à la salle à manger. - « Monica, est-ce que tu peux me dire où tu es ? Je préfère te rejoindre immédiatement. C’est plus prudent. », lui demanda Doggett. Reyes devenait de plus en plus nerveuse. - « Bien sûr ! Juste un instant, je vérifie le numéro exact. » Alors qu’elle commença à fouiller dans ses papiers, la ligne coupa. - « Allo ! John, tu es toujours là ?» Elle reprit son téléphone et vit sur son écran « No Service ». Elle essaya de recomposer le numéro de Doggett, mais rien n’y fit. Il était impossible pour le moment d’établir une communication. Reyes commençait à paniquer, mais elle ne voulait pas le montrer. - « Tout va bien agent Reyes ? » - « Oui ! Un simple petit problème de communication. » À ce moment, Reyes ne voulait qu’une chose : sortir de cette maison. Elle sentait très bien qu’elle ne devait pas être là. C’est alors que son regard se dirigea vers l’entrée d’une pièce un peu plus loin dans un couloir. Quelque chose de mauvais semblait venir de cette pièce. La voix de Randall Bennett sortit Reyes de ses pensées. - « Avez-vous soif, agent Reyes ? Vous devez avoir soif si vous avez beaucoup marché. », insista-il encore. - « Euh ! Non merci M. Bennett, mais je n’ai pas soif. Puis-je emprunter votre salle de bain s’il vous plait ? » - « Mais bien sûr. C’est la première porte dans le couloir. » Reyes se leva, elle n’avait maintenant plus envie de se rendre là. Néanmoins, elle entra dans la salle de bain et prit son téléphone. Il n’y avait toujours pas de service disponible. L’idée de s’enfuir lui traversa l’esprit quand elle se tourna vers les fenêtres, mais elle constata très vite que celles-ci étaient trop étroites. Reyes essaya de se calmer. Elle se disait qu’elle n’avait pas de raisons de paniquer. Elle n’avait qu’à conclure cet entretien et elle pourrait sortir une fois pour toute de cette maison. Assurément, cette enquête n’avait pas bien commencé. Alors qu’elle vint pour prendre ses clés, elle se rappela qu’elle les avait laissées sur la table. Elle sortit de la salle de bain et son regard se dirigea vers la pièce qui avait attiré son attention. Reyes s’assura que personne ne la regardait. Elle avança tranquillement et poussa la porte de sa main gauche. Elle sentit immédiatement une odeur étrange lui monter au nez. Ce n’était pas un parfum agréable à sentir. Elle comprit instantanément que cette pièce devait servir à un quelconque rituel. Reyes mit sa main sur sa bouche lorsqu’elle vit ce qu’il y avait dans la pièce : trois ou quatre poulets égorgés étaient accrochés la tête en bas. Leur sang était recueilli en dessous dans un vieux bol de bois. La pièce était assez sombre, mais Reyes pouvait apercevoir le petit autel au centre. Plusieurs chandelles étaient allumées, près de ce qui semblait être un crâne humain. Reyes devina que c’était sans nul doute la maison des ravisseurs qu’ils recherchaient. Elle recula et décida de sortir de cette maison. Elle se retourna et vit Jane sauter sur elle. Reyes essaya de se dégager, mais Jane la maintenait fermement, toujours dos à elle. Elle lui tordait un bras par derrière. Reyes essaya de se retourner, mais elle n’y arrivait pas, car plus elle bougeait, plus elle sentait la douleur dans son bras. C’est alors qu’elle vit Randall Bennett sortir de nulle part pour ouvrir une porte devant elles. Jane, qui tenait maintenant une poignée des cheveux de Reyes pour ne pas qu’elle puisse bouger davantage, la poussa et la laissa tomber. Reyes vit l’escalier, mais elle ne put pas empêcher ce qui allait arriver. Elle déboula les marches jusqu’au sous-sol. Reyes toucha le sol et perdit connaissance. Jane descendit prendre les effets personnels de Reyes. Elle prit son arme, son badge, son téléphone et sa lampe de poche. Elle remonta et referma la porte en laissant derrière elle Reyes, inerte sur le sol. ACTE 3 BUREAU DE EDNA PEARSON 5 : 12 PM Doggett n’avait pas été capable de s’asseoir et même de se calmer. Il n’avait pas réussi à rejoindre Reyes. Peut-être était-il encore trop tôt pour s’inquiéter, mais il savait que les avertissements de l’agent Paige étaient sérieux. Il ne devait pas prendre ses faits à la légère. Il avait donc tout expliqué à Pearson qui avait tenté de calmer Doggett. Il était encore trop tôt pour dire que Reyes avait été enlevée, mais Doggett ne voulait pas attendre davantage pour entamer des recherches. En temps normal, il savait que Reyes aurait tenté de le joindre d’un autre téléphone si le sien ne fonctionnait pas bien, mais il n’avait reçu aucun appel et il n’avait obtenu aucune réponse sur celui de Reyes. - « Savez-vous exactement où l’agent Reyes devait commencer l’enquête, Agent Doggett ? » - « Elle devait commencer par Lakeshore West, mais elle devait me téléphoner pour m’en donner la confirmation. » Mme Pearson se leva et lui dit : - « Dans ce cas, nous allons commencer les recherches dans ce secteur. Il est évident que je ne peux pas laisser un de nos agents en danger. Il est clair qu’à cette heure-ci l’agent Reyes vous aurait joint. » Elle pris son téléphone pour demander l’aide d’autres agents. Elle s’adressa à Doggett : - « Allez chercher l’agent Paige, car nous aurons besoin de son aide. Il saura tous les détails dont nous aurons besoin. » - « D’accord. » Doggett sortit chercher l’agent Paige. Pearson savait Reyes prévoyante et qu’elle ne laisserait pas son partenaire ainsi dans le doute et inquiet. Elle se disait : « Et si Reyes était tombée sur les ravisseurs ? » Dans ce cas, il n’y avait pas de temps à perdre. MAISON DES BENNETT, SOUS-SOL 9 : 23 PM Reyes était toujours couchée par terre, la joue droite collée sur le sol qui semblait être terreux. Elle ouvrit les yeux petit à petit. Elle ne se souvenait plus de ce qui s’était passé, mais lorsqu’elle ouvrit le premier œil, elle se souvint de tout. Malgré sa position fâcheuse, elle était tout de même heureuse de ne pas avoir perdu la mémoire. Lorsqu’elle essaya de se lever, son abdomen et son dos lui firent atrocement mal. Sur le coup, elle paniqua parce qu’elle ne pouvait pas bouger. Elle prit une grande respiration et se leva. En tombant, elle s’était sans doute brisée une côte. Reyes laissa sortir un cri de douleur quand elle expira. Elle reprit tranquillement ses esprits et essaya d’y voir un peu plus clair. Tout était noir. La seule lumière qu’elle pouvait apercevoir était celle qui passait à travers le bas de la porte en haut de l’escalier. Reyes eut le réflexe de prendre sa lampe de poche, mais elle constata qu’elle ne l’avait plus, de même que son arme, son badge et son téléphone. Elle comprit qu’ils avaient sans doute pris ses effets lorsqu’elle s’était évanouie. Reyes essaya de monter les marches, mais pour le moment, c’était impossible pour elle. Ses côtes lui faisaient trop mal. Elle essaya tout de même de crier. - « Hey !.. Il y a quelqu’un ? » Reyes n’entendait rien à l’étage. Il n’y avait que du silence. - « Je suis un agent fédéral. Je vous demande de me libérer immédiatement. Si vous ne le faites pas, des agents viendront à ma recherche. » - « Ils ne vous trouverons pas. » Reyes entendit la voix de Jane à l’étage, derrière la porte. Elle décida d’affronter sa douleur mais elle ne pu aller bien loin. - « S’il vous plait. Laissez-moi sortir. » Elle parlait sans doute pour rien, car Jane ne devait pas la comprendre. Reyes entendit les pas de la femme qui s’en allait. - « Hey !.. Laissez-moi sortir. » Laissant tomber, Reyes décida d’explorer les lieux, elle devait trouver un peu de lumière. Le sous-sol était très humide. Elle ne pouvait se fier qu’à son toucher. A un moment donné, elle sentit une poignée de porte. Elle s’empressa de la tourner pour ouvrir. En tâtonnant, elle chercha un interrupteur qu’elle trouva immédiatement. Lorsque la lumière apparut d’une lampe de chevet, Reyes ferma automatiquement les yeux tellement la lumière lui faisait mal. Lorsque Reyes pu enfin voir la pièce, elle ne pouvait y croire. D’après la décoration, c’était une chambre qui semblait être aménagée pour une adolescente. Quelqu’un avait déjà séjourné dans cette pièce, mais Reyes devina que c’était contre son gré. Il y avait un lit, une commode, une table de chevet et même une petite salle de bain. Bien qu’il y ait de la saleté un peu partout, Reyes se douta que la pièce avait servit il y a peu de temps. Elle avança et alla s’asseoir malgré elle sur le lit. EXTÉRIEUR DE LA MAISON DES BENNETT Randall avait pris les clés et il se dirigea vers la voiture de Reyes. Il mit le contact et démarra la voiture. Il la conduit jusqu’à son garage derrière la maison et ferma la grande porte derrière lui. Il lui semblait qu’il était maintenant impossible de retrouver l’agent Reyes. Il pourrait la garder captive dans sa demeure. Le temps qu’il faudrait. INTÉRIEUR DE LA MAISON DES BENNETT, SOUS-SOL Reyes était toujours sur le lit. Elle avait le regard fixé sur les quatre photographies qu’elle venait tout juste de trouver sur la commode. Elle ne pouvait pas le jurer, mais elle était certaine que c’était les photos des victimes de leur affaire. Serait-elle la prochaine victime ? Si seulement elle avait pu jeter un coup d’œil à ce dossier avant d’entreprendre l’enquête ! Elle s’en voulait d’être partie seule. Reyes se disait qu’elle ferait tout pour se sortir de là. Malheureusement, elle avait inspecté tous les endroits possibles du sous-sol, mais il n’y avait aucun passage pour se rendre à l’extérieur, excepté la porte de l’escalier. En haut de l’escalier, elle avait trouvé un plateau de nourriture. Il y avait une soupe devenue froide, un verre d’eau, un bout de fromage et un petit pain : rien de vraiment appétissant. De plus, elle savait très bien qu’elle avait des chances d’être empoissonnée. Mais après une journée et demie de séquestration, Reyes s’était résignée à boire le verre d’eau et à manger le petit pain. Tout semblait bien se passer, mais peu à peu, Reyes eut de petits vertiges. Ce n’était sûrement pas un empoisonnement, selon elle, mais tout simplement la fatigue et sa côte qui lui faisait toujours mal. Elle alla donc s’allonger sur le lit, mais elle ne pensait qu’à une seule chose : sortir de cet endroit. - « Pitié ! Je veux sortir d’ici », se disait-elle. DEUX JOURS PLUS TARD À QUELQUES RUES DE LA MAISON DES BENNETT 11 : 27 AM Cela faisait deux jours qu’une équipe d’agents étaient à la recherche de Reyes. La ville était bien grande. À l’exception de Lakeshore, où Doggett et Reyes devaient enquêter, ils n’avaient aucune autre indication sur l’endroit où pouvait être Reyes. Ils passaient aux portes et inspectaient tout au peigne fin. Aucune maison, aucune remise et aucun garage ne devait être oublié. Doggett venait de s’asseoir dans sa voiture. Il n’avait pas dormi depuis plusieurs heures maintenant. Réellement, il ne se souvenait plus de la dernière fois où il était entré chez lui pour dormir. Il était désespéré et il s’accusait d’avoir laissé Reyes seule débuter cette enquête. Alors que Doggett était toujours plongé dans ses pensées, l’agent Frank Paige entra dans la voiture pour lui parler. - « Agent Doggett ! Vous devriez rentrer dormir. Il y a assez d’agents ici pour retrouver agent Reyes, je ne crois pas qu’un agent en moins changera quoique ce soit. » - « Je vous remercie Agent Paige, mais il m’est impossible de partir. C’est à cause de moi si l’agent Reyes est portée disparue. Je n’aurais jamais du la laisser y aller seule. » Il y eu un moment de silence. - « Quelle importance a l’agent Reyes pour vous agent Doggett ? », lui demanda-t- il bien qu’il connut en partie la réponse. Doggett regarda droit devant lui. Et il lui répondit : - « Je pense que c’est la personne en qui je crois et qui a le plus d’importance pour moi. J’ai toujours eu entièrement confiance en elle. Monica est toujours auprès de moi lors de moments difficiles. Elle me comprend, malgré nos quelques différences », dit-il en souriant. « J’ai déjà failli perdre une fois l’agent Reyes à cause d’un accident de voiture. Lorsque je suis allé la ramener chez elle après son séjour à l’hôpital, je la regardais et… Je me suis senti responsable de ce qui lui était arrivé et je me suis promis que plus jamais je ne mettrais sa vie en danger. Pour rien au monde. » Ces yeux s’étaient remplis de larmes, mais il ne voulait pas le faire paraître. L’émotion était plus forte que lui. - « Vous n’êtes responsable de rien ici agent Doggett et ce n’est surtout pas de votre faute. L’agent Reyes a fait ce qu’elle devait faire. Vous n’êtes pour rien dans sa disparition. Nous la retrouverons agent Doggett. Il ne faut surtout pas désespérer. Si vous tenez autant à elle, vous la retrouverez. » - « J’aimerais pouvoir être aussi convaincu que vous. » Alors que l’agent Paige s’apprêtait à sortir de la voiture, un autre agent l’appela sur son Walkie-Talkie. - « Qu’il y a-t-il ? Qu’avez-vous trouvé ? » - « Un certain Harley Raynolds a téléphoné à la police. Il dit avoir été témoin d’un enlèvement. » - « D’accord, l’agent Doggett et moi arrivons tout de suite ». L’agent Paige avait pris en note les coordonnées et Doggett démarra la voiture pour s’y rendre. ACTE 4 PENDANT CE TEMPS MAISON DES BENNETT, SOUS-SOL 11 : 30 AM Reyes s’était réveillé en sursaut. Elle avait mal partout et surtout au cœur. Sa douleur aux côtes était toujours présente. Soudain, elle vit de la lumière en haut de l’escalier : la porte s’était ouverte. Jane ou Randall était en haut de l’escalier. Reyes se leva avec beaucoup de difficulté pour essayer de les convaincre de la laisser partir. Elle puisa dans toutes les forces qui lui restaient pour monter l’escalier, mais elle n’arrivait pas à les voir nettement. Elle constata que sa vue avait diminuée. Elle aperçut néanmoins Jane qui plaçait un autre plateau de nourriture en haut de l’escalier. Reyes commença à monter l’escalier et la supplia de la laisser partir. - « Je vous en supplie. Laissez-moi partir. » Jane lui dit quelque chose en français, mais Reyes ne comprit pas ce qu’elle voulait dire. La femme referma tranquillement la porte sur Reyes qui n’avait plus de force pour lutter. En haut, Reyes essaya d’ouvrir la porte malgré tout, en poussant avec le peu de force qui lui restait. Elle entendit quelqu’un pousser un gros meuble devant la porte, sans doute une bibliothèque ou un vaisselier. Même si elle avait eu assez de force pour pousser la porte, celle-ci était malheureusement bloquée. Reyes, découragée, s’assit sur la plus haute marche et demanda : - « Pourquoi faites-vous cela ? Pourquoi me laisser enfermer ici ? », dit-t-elle en pleurant, car elle n’avait plus le courage de lutter. C’est alors qu’elle entendit Randall Bennett derrière la porte. - « Nous vous enfermons, car vous êtes quelqu’un de spécial. Les gens ne sont pas encore prêts à cela. Vous avez des dons, Monica, mais vous ne les utilisez pas correctement. Parfois, il vous arrive d’avoir des sentiments ou des visions étranges. Ces dons, vous pouvez les utiliser autrement que pour sauver des gens. Vous faites le bien, mais vous devriez faire le mal. C’est à ça que servent vos dons Monica. Ça a été facile de vous attrapez… c’est vous qui êtes venu à nous. Maintenant, vous en subissez les conséquences. » Reyes écoutait tout ce qu’il disait. - « Vous êtes des monstres. Laissez- moi sortir d’ici ! », cria-t-elle en donnant des coups de poings sur la porte. » Randall partit, laissant une fois de plus Reyes seule dans l’obscurité. JEWEL STREET 11 : 50 AM L’agent Paige se dirigea vers la maison de Harley Raynolds avec Doggett. Ils avaient accouru immédiatement à l’adresse donnée pour rencontrer cet homme qui semblait être leur seul espoir depuis plusieurs heures. L’homme ouvrit la porte. - « Bonjour ! Nous sommes les agents Doggett et Paige du FBI. Vous avez téléphoné à la police parce que vous pensez avoir été témoin d’un enlèvement. » - « Ce n’est pas la première fois que je le dit, mais on ne m’a jamais pris au sérieux. Il y a trois jours, j’ai vu une femme entrer dans cette maison, mais je ne l’ai jamais vu ressortir. » Doggett sortit son portefeuille et lui montra une photo de Reyes. - « Est-ce que ça pourrait être cette femme ? », lui demanda Doggett en espérant une réponse positive. - « Oui ! C’est bien elle, mais elle a disparu depuis. » Doggett partit en courant vers la maison voisine. L’agent Paige remercia M. Raynolds de sa collaboration, mais lui demanda de bien rester dans la maison et de s’éloigner des fenêtres pour sa sécurité. L’agent Paige le quitta, referma la porte et partit rejoindre Doggett tout en appelant du renfort. SOUS-SOL Reyes se sentait de plus en plus faible. Elle n’avait rien mangé d’autre que le pain et l’eau, deux jours auparavant. Elle savait maintenant qu’elle avait été empoisonnée. Reyes ne savait pas ce qu’elle avait ingéré. Elle descendit les marches, mais elle manqua les trois dernières et s’effondra sur le sol. Sa vue avait encore diminué, et maintenant, elle ne voyait plus rien. La dizaine d’agents à l’extérieur prirent d’assaut la maison des Bennett. Doggett s’attendait au pire. On défonça la porte. Deux des agents prirent la direction du séjour et les autres prirent l’étage supérieur. Doggett et l’agent Paige se dirigèrent vers le couloir. Alors qu’il arrivait vers la pièce du fond, le collègue de Doggett lui montra une serviette sur le sol. Doggett reconnut la serviette de Reyes. Elle était bien là, mais était-elle toujours vivante ? Soudain, Jane se précipita sur l’agent Paige qui l’immobilisa immédiatement en la couchant sur le sol pour la menotter. - « Ça va ? », lui demanda Doggett. L’agent Paige lui fit un signe affirmatif. Au même moment, un autre agent arriva et leur dit qu’il venait d’arrêter un homme, Randall, qui était dans le garage derrière la maison. Ils avaient aussi retrouvé la voiture de Reyes. Elle était donc bien dans cette maison. De son côté, Doggett regardait le sol. Il était usé sous une bibliothèque qui ne semblait pas être au bon endroit. Doggett la poussa et découvrit une porte derrière elle. L’agent Paige amena Jane Bennett aux autres agents et vint aider Doggett. Lorsque que la porte fut ouverte, Doggett prit sa lampe de poche pour descendre l’escalier. Il découvrit immédiatement Reyes sur le sol au bas de l’escalier. Il se précipita auprès elle et la retourna doucement sur le dos. Il sentit son pouls, mais elle ne respirait plus. - « Agent Paige ! Appelez vite une ambulance ! », cria t-il même si son collègue était près de lui. Ce dernier prit son téléphone et appela le 911 tandis que Doggett se préparait à effectuer la respiration artificielle à Reyes. Il déboutonna sa chemise et s’aperçut qu’elle avait une énorme équimose à la hauteur de ses dernières côtes. Mais Doggett n’avait pas le choix, il devait la faire respirer au risque de la blesser davantage. Il n’y avait pas de temps à perdre. - « Ici l’agent Spécial Frank Paige du FBI. Nous avons besoin de toute urgence d’une ambulance au 213, Jewel Street pour un agent qui semble être victime d’un arrêt respiratoire. » Les ambulanciers arrivèrent quelques minutes après l’appel. Ils prirent la place de Doggett. Même si Reyes était encore en danger, il savait qu’elle était dorénavant entre de bonnes mains. Ils sortirent Reyes du sous-sol humide à l’aide d’une civière. Doggett se retourna et vit la pièce illuminée à côté de lui. Il entra et vit la chambre. Il savait que Reyes avait du passer trois jours horribles dans cette chambre. Il avança lentement vers le lit et découvrit les photos. Il y en avait maintenant cinq. La dernière montrait Reyes marchant sur un des trottoirs du centre-ville certainement était-elle en train de faire des courses. Heureusement, Doggett et les agents étaient arrivés à temps. HÔPITAL GÉNÉRAL DE LA NOUVELLE-ORLÉANS 5 JOURS PLUS TARD Doggett était heureux de retrouver une Reyes qui reprenait des forces. En arrivant à l’hôpital, les infirmiers ont du l’intuber, car elle avait manqué d’oxygène et ils avaient éliminé le poison qu’elle avait ingéré. Les médecins avaient peur de la voir sombrer dans un coma, mais ce ne fut pas le cas. Reyes s’était réveillée deux jours après son admission. Elle fut heureuse de voir Doggett entrer dans la chambre. Il savait qu’elle devait encore reprendre beaucoup de force, se reposer et avoir une bonne alimentation. Il vint s’asseoir près d’elle et lui prit la main. Il était heureux de sentir la main chaude de Reyes dans la sienne alors qu’elle était très froide, quelques jours plus tôt. Tous les deux souriaient. - « Tu vas bien aujourd’hui. » - « Très bien. Et grâce à toi. » Doggett lui sourit toujours, mais changea de sujet immédiatement. - « Randall et Jane Bennett ont été arrêtés et accusés de meurtres et d’enlèvements. Ils seront punis pour ce qu’ils ont fait Monica. Les corps des précédentes victimes ont été trouvés dans une autre des pièces du sous-sol. » Elle le regarda n’en croyant pas ses oreilles. Il lui expliqua aussi qu’ils étaient de vrais adeptes de vaudous. Jane avait des origines haïtienne et elle avait apporté avec elle certaines de ces traditions. Elle avait entre autre épousé Randall Bennett qui avait immigré aux Etats-Unis. Évidement, lui aussi avait foi en cette religion. Ils avaient empoisonné Reyes avec un champignon très vénéneux en espérant la tuer à petit feu. C’était le même champignon qui avait été utilisé pour les précédentes victimes. Reyes réalisa la chance qu’elle avait eue en faisant équipe avec Doggett, car il lui avait sauvé la vie. - « John, tu me feras penser à aller remercier M. Raynolds pour vous avoir aider à me retrouver. » - « Bien sûr ! Il nous a avoué avoir été témoins des précédents enlèvements, mais à chaque fois qu’il téléphonait à la police locale, on ne le prenait jamais au sérieux, car on le savait alcoolique. » - « C’est ce que j’ai pensé moi aussi, mais il aurait mieux valu pour moi que je l’écoute. » Tous les deux restèrent silencieux pendant un moment. Reyes brisa le silence en demandant à Doggett : - « J’ai été plus chanceuse que les autres victimes. Cette homme m’a dit quelque chose que je n’ai pas encore réussi à comprendre et …» - « Peu importe ce que ces gens t’ont dit, ne le crois pas. Ce sont des menteurs. De vrais monstres. » - « C’est ce que je me dis aussi. » Doggett garda la main de Reyes entre ses mains tout en restant auprès d’elle jusqu’à se qu’elle s’endorme paisiblement. FIN =================== LES PERSONNAGES DE JOHN DOGGETT ET DE MONICA REYES SONT LA PROPRIÉTÉE DE LA FOX ET DE CHRIS CARTER. CE SCRIPT EST LA PROPRIÉTÉ DES AUTEURS. LES REPRODUCTIONS EN PARTIE OU EN INTÉGRALITÉ SONT INTERDITES. POUR TOUTES UTILISATIONS, L’AUTORISATION DES AUTEURS ET DE LA SAISON VIRTUELLE DE DOGGETT ET REYES EST OBLIGATOIRE. © 2001-2003 ===================