¤ LA SAISON VIRTUELLE DE DOGGETT ET REYES ¤ 2SV01 : HALLOWEEN : LA NUIT DES MASQUES (Première Partie) par Milagro ************************************* Diffusé le : 26 Octobre 2003 Catégorie : 16 ans et + Violence et Horreur VISITEZ-NOUS SUR LE WEB http://xfsc.mu3d.com/saisonvirtuelle ************************************* Notes : Nous voilà rendu à la deuxième saison de la SVDR ! Vous remarquerez quelques changements dans le style de présentation des épisodes. Il y aura maintenant un mini générique, la police des caractères sera respectée d’épisodes en épisodes avec en primes tous les numéros de pages et un style plus dégagé ! Je crois que Marie-Eve va être d’accord avec moi lorsque je dirai que jamais nous n’aurions cru que la SVDR aurait un tel succès et tout ça c’est grâce à vous, chers lecteurs qui nous suivez depuis un an. Cette deuxième saison s’annonce très intense, laissez-moi vous le dire ! Donc voici le tout premier épisode qui commémore la fête qui arrive bientôt : Halloween !!! ************************************* TEASER VENDREDI 31 OCTOBRE 2003 CHICHEN ITZA, MEXIQUE 21H23PM Les ruelles semblaient calme, seules les quelques rafales de vent qui soufflaient les feuilles mortes semblaient donner vie à ce carrefour désert… ou presque ! « Vite, dépêche-toi ! » chuchota Gabie à sa sœur Monica Reyes alors que celle-ci tentait de prendre un appui avec son pied gauche contre une planche pour pouvoir escalader la clôture de bois que sa sœur venait de franchir grâce à la courte échelle que lui avait fournie Reyes. Mais maintenant il n’y avait personne, absolument aucun appui sur lequel Reyes aurait pu s’aider pour grimper et ses pieds ne semblaient que glisser sans arrêt sur le bois humide. « Oh mon Dieu ! » criait Gabrielle qui ne prenait plus la peine de chuchoter ; pour cause. « vite Monica !!! Dépêche-toi !!! Il est la !!! » Hurla-t-elle alors que Reyes se retournait pour voir à près de cent mètres d’elle celui qu’elles fuyaient. « Merde Monica dépêche-toi !!! GROUILLE ! » Il était là, portant son masque blanc, inexpressif… et plus effrayant de tout, comme si c’était possible, il tenait un couteau de boucher d’au moins trente centimètres dans sa main droite. Reyes se disait qu’il était comme dans les films, mais c’était impossible car c’était… « Mais qu’est-ce que tu fous ??? » C’était toujours Gabie qui criait pour que Monica sorte enfin de sa transe et la rejoigne en vitesse de l’autre coté pour qu’elles puissent fuir. Michael Myers se mit a avancer vers Reyes, tranquillement et sûr de lui, autant qu’il pouvait l’être à l’écran au cinéma, tandis que celle-ci se décida enfin a réagir. Monica réessayait de grimper la clôture mais elle n’y arrivait toujours pas tant elle était humide. Gabie lui tendait les mains mais elle n’avait pas la force avec ses quinze ans de soulever le poids d’une adulte d’une cette façon… Michael avançait toujours et Monica regardait autour d’elle puis découvrit une planche de la clôture qui était mal fixée. Elle se jeta dessus et tira de toutes ses forces tandis que sa sœur de l’autre coté donnait des coups de pieds pour l’aider. Les clous rouillés finirent par céder puis Reyes arracha la planche. « Il arrive !! » hurlait Gabie comme Myers était presque rendu à sa soeur, prêt à la poignarder. Monica se jeta sur le coté pour éviter la lame du couteau et se mit a genoux pour donner un grand coup de planche derrière la tête du tueur. Celui-ci broncha a peine. Reyes se relèva et, agissant rapidement lui redonna un coup de planche cette fois ci sur le visage puis elle le poussa avec le bout de bois pour qu’il tombe littéralement à la renverse, sur le cul. Reyes savait qu’elle n’avait pas beaucoup de temps. Le trou laissé par la planche enlevée n’était pas assez grand pour qu’elle puisse s’y glisser mais pendant le court moment où Reyes combattait Michael, Gabie avait tenté d’arracher une des autres planches pour que le trou devienne assez grand mais tout ce qu’elle avait réussi à faire avec l’énergie du désespoir était de ramollir la force des clous. Monica vit ce que Gabie faisait et en même temps elle voyait Michael à quelques mètres qui se relevait tout en prenant soin de ramasser son couteau sur le sol. Elle ne fit ni une ni deux puis, comme elle était à quelques mètres de la clôture, Reyes courut en poussant un hurlement pour que Gabrielle se pousse du trou. « AAAAAAAAAAHH !!! » Elle savait que si la clôture ne lâchait pas, elle serait aux mains de cet assassin sanguinaire, et que c’était peut-être sa seule chance…Rendue à la petite ouverture de la clôture, Reyes se tourna de coté en sautant tout en protégeant son visage avec ses avant-bras. Elle se jeta de tout son poids contre la clôture dont deux planches cédèrent sous son poids et la force de l’impact pour la laisser passer avec un couinement lorsque les clous lâchèrent. Monica tomba grossièrement, sur l’asphalte et sur une des deux planches arrachées de la clôture, en tentant de reprendre son souffle sous le choc. En même temps elle sentit une douleur atroce à l’épaule droite. Reyes se disait qu’elle avait du se faire mal a l’épaule en « forçant » l’ouverture. Gabie voyait que Myers approchait par le trou et allait bientôt les rejoindre. Elle aida sa sœur à se relever pour qu’elles puissent courir loin de ce maniaque quand Reyes réalisa que la planche sur laquelle elle était tombée était comme collée à son épaule. Elle compris rapidement que ce qu’elle avait prise pour une douleur à cause de sa cascade forcée, était plutôt un clou rouillé de la planche qui s’était planté dans son corps. « Et merde !! » dit elle et comme le temps n’était pas aux petites douceurs Reyes tira sur la planche pour l’arracher de son épaule en vitesse, tout ça sans un cri de douleur. « HAAAAA !! Monica aide-moi ! » Criait Gabie alors que Michael l’avait finalement rejointe et prise par les cheveux pour littéralement la lever de dessus terre. Il allait la poignarder mais avant qu’il ne puisse commettre son méfait, Reyes lui donna un autre coup de planche, cette fois en dirigeant les clous sur lesquelles elle s’était blessée vers le derrière de la nuque du tueur. Michael lâcha Gabrielle qui tomba lourdement sur le sol avec un petit cri de douleur, alors que la planche restait « clouée » dans le derrière du crâne de Myers. Reyes tira rapidement sa sœur de l’emprise du tueur alors que celui-ci arrachait le morceau de bois planté dans sa tête qui le gênait. Même s’il portait un masque Monica pouvait sentir la rage qui émanait de lui. La ruelle était déserte et les deux sœurs se mirent à courir… Où ? Le plus loin possible, quelque part ou elles seraient en sécurité. GÉNÉRIQUE Robert Patrick dans le rôle Annabeth Gish dans le rôle de John Doggett de Monica Reyes THE TRUTH IS OUT HERE… ACTE UN **** Citation : He’s coming… - Boogeyman DIMANCHE 26 OCTOBRE 2003, APPARTEMENT DE L’AGENT DOGGETT 16H29PM Le couteau bien aiguisé glissait comme dans du beurre à travers la chaire rouge, saignante, tendre et puis… Non ! Ça ne glissait plus. Andrew força sur la lame pour couper la viande mais rien à faire. « Mon oncle John, soit tu as été cheap sur le rosbif puisqu’il y a des nerfs très durs, soit ta coutellerie ne vaut pas de la merde ! » cria-il pour que Doggett, sous l’évier en train de réparer un tuyau puisse l’entendre. John ne prit même pas la peine de répondre à la remarque de son neveu tant il était habitué à ses petites remarques sarcastiques mais la plupart du temps jamais méchantes. Et de toutes façon, Doggett savait que Andrew allait bien réussir à s’arranger vu que c’était sa propre idée de faire de la fondue Bourguignonne au souper de départ de Monica ! La cuisine de Doggett avait dû être presque reconstruite au complet à cause de l’explosion qui avait eu lieu des mois plus tôt, mais cet appartement ne serait pas le même s’il n’y avait pas à régler au moins une fois aux six mois la tuyauterie de la cuisine pensait John. « Tu pourrais sortir de là-dessous puis m’aider à trouver un couteau plus coupant ! » se plaignait Andrew alors que Doggett entendait les tiroirs ouvrir et fermer. « De toute façon, continuait son neveu, ce n’est pas le job du concierge de faire ça ? » John finissait de bien visser la valve puis il prit la peine de ré-ouvrir l’eau avant de sortir de là-dessous en répondant qu’avec les ennuis qu’il avait causé et sa prime d’assurance qui avait grimpée en flèche il ne voulait surtout pas trop s’attirer d’ennuis face à la nouvelle propriétaire. Pendant ce temps, Andrew cherchait toujours une lame bien coupante si bien que Doggett lui dit de préparer la salade et qu’il s’occuperait de trancher en cube la viande après s’être décrassé les mains. Alors qu’il allait vers la salle de bain, il passa par le salon et vit une lumière qui clignotait à coté du téléphone sans fil. C’était la lumière du répondeur qui annonçait qu’il y avait un nouveau message… Doggett n’en revenait pas car aucun des deux n’avaient quitté l’appartement de la journée !! Avant d’appuyer sur « Play » il prit le sans fil pour être sur que la batterie allait toujours bien, et elle était toujours pleine, bien sur vu qu’elle était sur la recharge. Alors pourquoi la sonnerie ne s’était-elle pas déclanchée se demandait John alors qu’il s’aperçu avec stupeur que la sonnerie en question était désactivée !!! « Andrew, as-tu débrancheé la sonnerie du téléphone ? » demandait John du salon puis, après quelques secondes de silence l’adolescent apparut sur le seuil du salon mal à l’aise, pomme de salade à la main. « Hum, vois-tu mon oncle c’est que ce matin je jouais avec la console de jeu que tu m’as acheté et comme je voulais être sur de pas me faire déranger durant la partie et comme je me disais que tu étais en congé ben, tu devais pas attendre d’appel important… » Doggett était rouge et Andrew bredouillais qu’il avait voulu la remettre mais qu’il avait oublié en allant dîner… « J’espère pour toi que ce n’était pas un appel important ! » jeta John alors qu’il appuyait sur le bouton de lecture d’un geste qui trahissait sa colère. Patience, pensait-il… Il faut que je fasse preuve de patience, il n’a que quatorze ans. « Salut John, dit la voix sur le répondeur, c’est Monica ! Je t’appelle pour t’avertir que mon vol n’est pas à vingt-deux heures ce soir mais plus tôt à dix-sept heure trente. Je vous remercie Andrew et toi pour votre invitation à souper mais je ne pourrai être là car je suis sensée être à l’aéroport au moins deux heures avant le vol, mais si ça vous tente on pourrait prendre une petite bouffe avant que je quitte, il est présentement onze heure et quart, lâchez-moi un coup de fil ! » Doggett fixait Andrew qui ne savait plus où se placer. « Sinon et bien bonne semaine les garçons et amusez-vous bien, on se revoit dimanche prochain ! Bye ! » Le message était fini. « Faut voir le bon côté des choses mon oncle, disait Andrew, on a pu besoin de chercher un couteau qui coupe ! » LUNDI 27 OCTOBRE, CHICHÉN ITZA, MEXIQUE 09H31AM Rien n’avait changé ou presque depuis la dernière fois que Monica était venue pour les fêtes de Noël de l’année 2000. Une odeur de nourriture flottait dans l’air. Et il faisait toujours aussi humide et chaud, même en cette saison… C’était un peu pour ça qu’elle avait toujours eu une préférence pour les vêtements plus légers ! Reyes aidait son père à porter sa propre valise en lui disant qu’il n’avait pas à faire ça ! - « Mais ça me fait plaisir voyons ! Ta mère tenait absolument à te faire un bon déjeuner pour que tu sois en forme après ce voyage ! » Comme il finissait sa phrase la mère de Monica, qui avait 56 ans et qui portait un tablier fleurie, sortie de la cuisine pour aller embrasser sa fille et la prendre dans ses bras. Elle la questionna sur le voyage pendant que M. Reyes allait brancher la climatisation ! Monica se dit que son père lui non plus n’avait pas changé ! Bien sur, ce n’était pas ses parents naturels, mais pour elle, c’était tout comme. Ils l’avaient traitée comme leur propre fille depuis son tout jeune age et même payé ses études pour réussir à accéder au Bureau Fédéral d’Investigation. Elle s’avait qu’ils en étaient fiers ! - « Salut Monica !! » dit Gabrielle Reyes en descendant rapidement l’escalier, avec son sac à dos à l’épaule. Elle prit à peine le temps de jeter un coup d’œil à sa sœur en sortant rapidement de la maison. Non pas qu’il y ait de la tension entre Monica et sa sœur, mais il faut dire que les distances ne rapprochent pas les gens et que les relations n’étaient plus ce qu’elles étaient entre elles. Malgré tout, Monica ne s’en faisait pas et, elle avait faim ! 10H11AM Monica finissait son café en racontant à ses parents, qui étaient assis avec elle devant les plats de nourriture presque tous vides, de quoi sa vie retournait en général depuis les trois dernières années ! - « On ne peut pas dire que tu nous donnes beaucoup de nouvelles !! Disait Mme Reyes. Surtout ces derniers mois… - Je sais Maman… » Répondit Monica en fouillant dans une des ses poches de pantalon pour y trouver un élastique qu’elle utilisa pour attacher ses cheveux. « Mais il s’est passé tellement de développements nouveaux que c’est un peu le rush au travail. » - « Comme ça, tu travailles maintenant pour le services qui s’occupe des petits hommes verts, c’est ça ? » demanda son père avec un petit rire. Elle ne prenait pas mal la réplique car la nature de son travail par elle-même pouvait sembler rigolote. Alors Monica expliquait que la plupart du temps, leur travail ne consistait pas à chercher des soucoupes volantes. - « Honnêtement, dit-elle, en presque trois ans aux Affaires Non Classées je n’ai vu qu’un seul OVNI… La plupart de nos cas concernent des affaires étranges que les autres agents ne peuvent résoudre ; ou ne veulent pas se voir résoudre donc nous sommes bien sûr un peu mal vus au Bureau, Doggett et moi ! Malgré tout, nous sommes fiers de notre travail, nous sauvons des vies même ! » Le père de Monica posa sa main sur celle de sa fille en lui disant qu’ils étaient fiers eux aussi de ce qu’elle faisait, et qu’il ne blaguait pas ! La discussion virait maintenant sur Gabrielle, qui allait bientôt avoir 16 ans. Mme Reyes exprimait le fait qu’en plus d’être son anniversaire, ça allait faire presque dix ans que Gabie avait été adoptée et vivait avec eux ! - « Tu crois qu’on devrait faire quelque chose de spécial avant ton départ ? » demandait elle. Monica se levait pour sortir de la cuisine en répondant qu’ils pouvaient peut-être faire un petit quelque chose mais qu’il ne fallait pas oublier qu’elle et sa sœur ne se connaissaient pas beaucoup. Et il était vrai que le contact n’avait jamais été très très intense entre l’agent du FBI et sa « sœur »… Sur ce elle annonça en sortant de la pièce tout en se dirigeant vers l’escalier qu’elle allait prendre une douche et déballer son sac de voyage. JEUDI 30 OCTOBRE, BUREAU FÉDÉRAL D’INVESTIGATION, WASHINGTON SERVICES TÉLÉPHONIQUES 10H12AM Il y avait plusieurs compartiments avec des réceptionnistes qui se chargeaient de recevoir, filtrer et transférer la plupart des appels dirigés vers le Bureau Chef du FBI. Parmi tous ces gens, Holly (précédemment apparue dans les épisodes 3X17 PUSHER (dans lequel sous l’influence du Pusher elle mettait Skinner KO !!!) et 5X02 REDUX) recevait justement un appel. Rien d’inhabituel sauf que l’appelant ne voulait être référé qu’au service des Affaires Non Classées. Holly répondit à l’homme que la section de ce service de Washington n’existait plus et qu’il fallait se référer à la seule branche de ce service qui était à la Nouvelle- Orléans. L’homme au bout du fil demandait si c’était les mêmes agents qui s’occupaient de ces enquêtes ce à quoi Holly répondit, même si elle était au courant de tout et par souci de confidentialité, qu’il valait mieux pour lui qu’il se renseigne directement au Bureau de la Nouvelle Orléans pour ces informations. L’homme raccrocha sans se nommer et lorsque Holly fit une recherche, elle s’aperçue avec stupeur que l’appel venait d’une cabine téléphonique d’une station service de la Nouvelle Orléans !! Elle se dépêcha de composer directement le numéro du Bureau des Affaires Non Classées lorsqu’elle s’aperçue grâce à un signal sonore qu’elle avait été re-dirigée vers une autre ligne. - « Bonjour ! Ici Kimberly que puis-je pour vous ? » Demanda une voix qui était celle de la secrétaire de Edna Pearson. Elle s’identifia à Holly et lui expliqua que Doggett et Reyes étaient tous les deux en vacances jusqu’au trois Novembre. L’un gardait son neveu et l’autre était à l’extérieur du pays, avec sa famille. Holly informa Kimberly de l’appel bizarre qu’elle avait reçue mais Kim lui fit remarquer que pour la plupart des stations de police et Bureaux, les Affaires Non Classées étaient toujours à Washington et qu’il fallait un certain temps d’adaptation… Malgré tout, tout en raccrochant, Holly sentit qu’il y avait quelque chose de bizarre, mais de toute façon que pouvait-elle faire ?… ACTE DEUX **** VENDREDI 31 OCTOBRE, CHICHÉN ITZA, MEXIQUE 16H16PM Il devait faire dans les trente degrés Celsius, mais depuis près d’une semaine qu’elle était là Monica avait eu le temps de se réhabituer à la chaude température. Pendant que les parents faisaient la bouffe, les deux sœurs jasaient sur le balcon de devant, Gabie avec une limonade et Reyes avec une bière Allemande à la main ! - « Tu es sérieuse !?! Cet homme faisait des peintures avec du sang humain sur de la peau humaine qui lui servait de toile !!! » demandait Gabrielle alors que Reyes racontait certaines des enquêtes qu’elle avait faites avec Doggett ces derniers mois depuis qu’ils étaient « officiellement » affectés aux Affaires Non Classées. Les deux agents avaient voulu ne pas tarder pour prouver la validité de leur service et n’avaient même pas pris de vacances cet été. La directrice Pearson et le frère de Doggett qui était malade (donc Doggett s’était retrouvé avec la garde d’Andrew une semaine) avaient un peu forcés les choses et ils étaient maintenant en vacances alors Monica se disait autant en profiter ! - « Je suis sérieuse, disait Reyes en riant, ce fou utilisait du sang humain mélangé avec des colorants pour faire la peinture et quelques fois utilisait des os de ses victimes pour les mélanges. Heureusement, il n’a pas eu le temps de faire beaucoup de morts ! » Gabrielle raconta que ce soir un ami de son gang préparait une soirée d’horreur et qu’ils avaient emprunté au père de l’un d’eux un projecteur spécial avec une toile pour qu’ils puissent voir quelques films d’horreurs comme s’ils étaient au cinéma. Comme la mère de Monica lui répétait souvent lors des rares fois où elle venait que Gabie et elle se voyaient rarement et que ce serait bien qu’elle tente des rapprochements avec celle qui était tout de même sa « sœur », Reyes tenta de s’inviter à la petite fête. - « Ha vrai dire, je ne crois pas que ce soit ton genre les films d’horreur Monica » répondit Gabie puis elle pris une gorgée de limonade fraîche. « Et ce n’est pas tout, si je dis à mes amis que ma sœur est une flic ils vont se sentir mal a l’aise ! » - « On a pas à leur dire, je n’apporterai même pas mon arme ni mon badge, promis » insista Monica en riant! Finalement, Gabrielle se laissa convaincre par sa sœur. Elle lui dit qu’ils devaient être la vers 20h30 chez un ami qui habitait sur un grand terrain, comme ça ils pourraient écouter les films avec les haut-parleurs à l’extérieur sans déranger les voisins qui étaient à deux kilomètres. À ce moment, Mme Reyes sortit avec une citrouille dans les mains, avec découpé sur le devant une visage démoniaque qui ne pu que donner des frissons à Monica, sans qu’elle ne puisse s’expliquer pourquoi ! Ce fut passager et bref, comme un spasme, donc elle n’en fit pas de cas. - « Joyeux Halloween les filles ! » dit Mme Reyes en déposant le potirons sur le pas de la porte. 17 KILOMÈTRES AU NORD DE CHICHÉN ITZA, MEXIQUE 20H23PM La noirceur était tombée et il y avait à peu près une dizaine de voitures dans le parking quand Reyes ferma le contact du SUV et que Gabrielle et elle sortirent pour rejoindre les autres, qui venaient de l’arrière la maison d’après les lumières qui en provenait. - « Ne me fait pas honte ! » dit Gabrielle directement à sa sœur mais celle-ci ne lui en voulait pas pour son insolence; elle s’avait ce que c’était que d’être adolescente et que de vouloir protéger sa réputation à tout prix. « Une fois qu’on est avec eux, ferme là et reste prêt de moi. » Mais quand même il y avait des limites! - « Une seconde Généralissimo ! » lança Monica qui était un peu frustrée de la situation ! Elle n’avait pas encore quarante ans tout de même ! « Je ne t’ai pas attendu pour savoir comment me comporter à une fête, je sais comment m’intégrer ! » Elles tournèrent au coin et Monica tomba en plein enfer ! Des citrouilles aux visages effrayants étaient allumées un peu partout dans la grande arrière-cour, les jeunes avaient mis du rap très fort, ils dansaient d’une façon qu’elle ne comprenait pas, il y avait une odeur de cannabis dans l’air et des gars buvaient de la bière la tête par en bas avec un tuyau. Les gens qui croisaient le regard de Monica semblaient voir un moustique et s’en détournaient aussitôt. - « Hum ! Ce n’est pas gagné ! » Dit Monica à Gabrielle avec un petit sourire gêné. « Je crois que je vais juste la fermer et rester à coté de toi ! » ACTE TROIS **** 17 KILOMETRES AU NORD DE CHICHEN ITZA, MEXIQUE 20H36PM Le terrain était grand à perte de vue. Monica regarda autour d’elle et comprit que les choses avaient changé depuis ses « jeunes années » ! Elle était assise à côté de sa sœur sur une des nombreuses chaises de patio qui avaient été dispersées face à la toile blanche sur laquelle allait bientôt être affiché le classique de l’horreur, Halloween. Gabrielle était à sa gauche et à sa droite était assis un adolescent de 17 ans qui disait s’appeler César. Il avait un peu de difficulté avec l’anglais, mais lorsqu’il lui présenta la cigarette que tous se passaient de main en main, Monica tenta de lui faire comprendre qu’elle ne fumait plus. Gabrielle lui tapa sur le genou et tenta de lui faire comprendre subtilement que ce n’était pas une cigarette mais du pot, et que si elle voulait bien paraître il valait mieux qu’elle joue le jeu. L’agent aurait aimer expliqué qu’elle ne pouvait toucher à ça car ils avaient quelques fois des tests antidopage au FBI mais c’était elle qui avait insistée pour être là donc, à elle d’en payer le prix ! Alors qu’elle tendait la main vers le gros joint, les lumières extérieures s’éteignirent et sur la toile blanche apparut une citrouille illuminée. La musique thème de Halloween se mit à résonner fort, la musique de John Carpenter au piano, tandis que Monica Reyes tirait une bouffée sur son premier joint depuis au moins dix ans ! En plus, sa sœur tendit la main pour pouvoir en prendre une « pof » et Reyes savait que normalement son devoir serait de désavouer ce comportement mais que pouvait-elle faire pensa-t-elle… Elle tira une dernière bouffée avant de passer le joint à Gabrielle. - « L’image est si claire ! » dit Monica qui commençait sérieusement à être défoncée. César, dont la baraque appartenait aux parents, lui expliqua tant bien que mal que le projecteur était à son grand-père qui l’avait eu lors d’un encans à une boutique d’antiquités il y avait près de dix ans. Cela rappela quelque chose à Monica, mais elle était submergée par la musique du film et les effets euphorisants du cannabis donc elle se dit que ça lui reviendrait sûrement plus tard puis elle concentra son attention sur le spectacle. 20H58PM Laurie Strode et ses deux amies (Respectivement dans le casting original jouées dans le film Halloween par Jamie Lee Curtis/Laurie Strode, Nancy Kyes/Annie Brackett et P.J Soles/Lynda Van Der Klok) marchaient sur le trottoir alors que le soleil de fin de journée se couchant tranquillement se reflétait sur leurs visages. Elles revenaient du lycée et Reyes remarqua que Jamie Lee Curtis portait une paire de pantalons « pattes d’éléphants » !!! Elle faillit partir à rire mais tenta de garder un état stable malgré les quelques bouffées tirées tantôt sur le joint. Mais au fond d’elle Monica savait qu’elle était complètement stone !! Elle s’efforçait maintenant de réembarquer dans le film, pour constater que Laurie et Annie semblaient maintenant seules et continuaient à discuter en marchant vers chez elles. Tout à coup, a quelques mètres devant elles alors qu’Annie fouillait dans ses papiers et ne regardait pas, Micheal Myers apparut à côté d’une grosse haie. C’était à ce moment que normalement Laurie devait dire à son amie de regarder mais ça n’arriva pas. L’écran se figea sur l’image de Michael à côté de la haie, le son poussa un cri strident et les cinq hauts parleurs semblaient poussés au maximum. Monica et Gabrielle sursautèrent mais personne n’eut beaucoup le temps de réagir car l’écran devint de plus en plus clair et illumina la place, comme une immense lumière étincelante tant que Reyes commençai à croire qu’on avait mis un acide dans sa bière et qu’elle était en plein buzz ! Tout allait si vite, le son était grimpé presque à son paroxysme et les gens se levaient en ne comprenant pas ce qui se passait ! Puis il y eut comme une explosion électrique invisible de lumière et de son alors que des explosions réelles se produisaient tout autour des jeunes. C’était les hauts parleurs qui sautaient un à un en projetant des débris de plastique brûlant allant se coller sur la peau des plus proches. Tout le monde tomba sur le sol brutalement, au milieu des bouteilles, verres, chaises et couvertures diverses. En moins d’une minute c’était terminé. Sauf pour des jeunes qui criaient de douleur à cause des explosions et le chaos régnait. Monica aida sa sœur à se relever et constata qu’elle non plus n’avait rien de sérieux comme blessure. Mais elle constata autre chose : à la place de l’écran maintenant il y avait une haie de cèdre… - « Regarde ! » dit-elle à Gabrielle en pointant ce qu’elle voyait. C’était l’homme au masque blanc encore à coté de la haie. Il semblait bien réel lui aussi et non plus une image de film. Avant que Gabie ne puisse le voir, Reyes consta qu’il se cachait derrière les buissons arrivés du film eux aussi ! Les jeunes autour gémissaient et se levaient entre les chaises puis Monica aperçut César qui était aussi indemne. Elle lui fit comprendre qu’il fallait appeler la Police et lui demanda en espagnol où était le téléphone le plus proche. - « O el teléfono más cercano es ? » demanda Reyes - « Dentro de la casa ! » disait-il en pointant la maison du doigt. Les voitures démarrèrent mais il restait encore quelques jeunes autour qui tentaient de reprendre leurs esprits. Quand Reyes vit à nouveau Michael, cette fois il était à coté du disjoncteur principal de l’électricité mais, avant qu’elle ne puisse en voir plus il y eut une nouvelle explosions, des étincelles, autour de lui, puis l’arrière-cour tomba dans le noir total. Il y eut des cris et les seules lumières étaient celles des voitures qui disparaissaient dans la nuit. Et celles des quelques citrouilles toujours éclairées par des bougies qui avaient tenues le choc…. Monica et Gabrielle regardèrent autour d’elles et elles virent qu’il ne restait plus qu’elles, César, et aussi trois autres espagnols sur le sol, inconscients. - « Oh Mon Dieu !!! » cria Gabie en voyant Michael s’avancer comme s’il émergeait littéralement des ténèbres… Il était comme une ombre (The Shape), mais une ombre dangereuse armée d’un couteau de boucher et il avançait vers le jeune le plus proche sur le sol. - « Gabie, dit l’agent Reyes à sa sœur en lui tendant les clefs tout en saisissant César par le bras, tu vas aider les jeunes qui reste à embraquer dans ma voiture et tu les conduis en sécurité. VITE ! » César et Gabie obéirent et traînèrent les deux jeunes inconscients les plus près d’eux vers la voiture alors que Reyes ramassait ce qui lui tombait sous la main, chaises, bouteilles de verres et les lançaient vers Myers qui ne faisait que dévier les objets que Monica lançait dans son champ, sans que ça le ralentisse. Elle ne prit pas la peine de voir ce que sa sœur et son ami faisaient, son seul objectif était de stopper l’assassin le plus longtemps possible. Mais il était rendu tout près et Reyes savait qu’il était temps de passer au corps à corps… Elle lui envoya une droite bien sentie direct au milieu du masque blanc, mais cela ne sembla pas beaucoup lui faire de mal. Il leva le couteau pour poignarder Monica, mais grâce à sa vitesse de réaction, celle-ci évita de se faire couper par la lame et lui donna, en se penchant de côté, un coup de pied vertical violent au thorax qui le projeta quelques mètres plus loin. La voiture démarra et Reyes l’entendit quitter la maison. Elle se dépêcha de courir loin du maniaque vers la maison dont la porte du patio arrière était toujours grande ouverte. L’adrénaline coulait à fond dans ses veines, Monica Reyes entra dans le salon de la maison du jeune César et se dépêcha de fermer les deux portes coulissantes de verre solide. Elle barra le loquet à la hauteur de la poignée et rapidement ferma ceux en haut et ensuite ceux en bas des portes. Quand elle se releva, quelque peu soulagée, Reyes était face à Micheal Myers et il n’y avait qu’un mur de verre qui les séparait. - «AAAAAAAAH ! » Elle poussait un hurlement de surprise et d’horreur en reculant sans voir ou elle allait si bien que Monica trébuchait contre une table qui était devant le divan, puis se retrouva sur le dos contre le plancher de bois franc du salon alors qu’un bruit de verre fracassé retentissait car Micheal venait de briser la porte avec une chaise de parterre pour entrer. - « Hey merde !! disait-elle avec douleur en cognant la tête contre le bois. Fait chier. Fait vraiment chier ! » Il n’y avait pas de temps à perdre : l’agent se releva puis pris la table sur laquelle elle venait de trébucher pour la lancer contre le tueur pour lui permettre de gagner un peu de temps… Peu de temps, car Micheal repoussa de son chemin la petite table en bois en quelques secondes. En se guidant comme elle pouvait dans une maison qu’elle ne connaissait pas, avec toutes les lumières éteintes, Monica courut avec l’énergie du désespoir vers ce qu’elle espérait être la porte d’entrée. 21H15PM La porte s’ouvrit avec fracas et Monica se dépêcha de la refermer derrière elle le plus rapidement possible. En se collant de tout son poids contre la porte, elle examina rapidement les lieux autour… La cour avant de la famille de Carlos en fait. Il y avait une clôture en bois assez haute qui avait été refermée sûrement après leurs arrivées un peu plus tôt. - « Monica !!! » C’était Gabrielle qui arrivait du côté de la maison!!! - « Tu n’es pas partie avec les autres ?? » demandait Reyes avec surprise mais elle n’eue pas beaucoup le temps de poser de question car elle sentait que le Mal approchait. Elle dit à sa sœur de se dépêcher de fuir. Toutes les deux couraient vers l’entrée du parking ou elles savaient qu’il n’y aurait rien pour bloquer leur fuite. Mais avant qu’elles ne puissent dépasser complètement la façade de la maison, Gabrielle et Monica virent que l’assassin était sorti de la maison par la porte arrière et était entre les deux soeurs et la sortie. Reyes tira sa sœur par le bras pour qu’elles courent de l’autre côté, pour aller vers le côté de la maison, hors de vue de Michael. Arrivées à la clôture de bois, Monica plaça ses deux mains ensemble et se mit en position pour que sa sœur puisse prendre appui sur elle pour escalader le mur de bois. En même temps, elle surveillait si Myers arrivait. Gabie tomba lourdement de l’autre côté, sur le dos, mais elle se releva rapidement pour tenter d’aider Reyes à la rejoindre. « Vite, dépêche toi ! » chuchota Gabie à sa sœur Monica Reyes alors que celle-ci tentait de prendre un appui avec son pied gauche contre une planche pour pouvoir escalader la clôture de bois que sa sœur venait de franchir grâce à la courte échelle que lui avait fourni Reyes. Mais maintenant il n’y avait personne, absolument aucun appui sur lequel Reyes aurait pu s’aider pour grimper et ses pieds ne semblaient que glisser sans arrêt sur le bois humide. « Oh mon Dieu ! » cria Gabrielle qui ne prenait plus la peine de chuchoter ; pour cause. « Vite Monica !!! Dépêche toi !!! Il est la !!! » Hurlat-elle alors que Reyes se retournait pour voir à près de cent mètres d’elle celui qu’elles fuyaient. Reyes courut en poussant un hurlement pour que Gabrielle se pousse du trou. Monica tomba grossièrement, sur l’asphalte et une des deux planches arrachées de la clôture, en tentant de reprendre son souffle sous le choc. La ruelle était déserte et les deux filles coururent a nouveau. 21H32PM Alors qu’elles couraient toujours à côté de la route déserte pour s’éloigner le plus loin possible de la maison et trouver de l’aide, Monica et Gabie virent une voiture venir vers eux !! Enfin pensa Reyes qui se plaça au milieu de la route non éclairée pour être sûre que le conducteur la voit. Alors que la voiture approchait de plus en plus, les deux sœurs se rendirent comptent avec une certaine surprise que c’était le SUV de location de Reyes dans lequel elles étaient arrivées à la fête plus tôt durant la soirée. C’était César qui revenait les chercher !!! - « Allez, embarquez !! » dit-il par la fenêtre ouverte. Pendant que Gabrielle embarquait sur la banquette arrière et que Monica se préparait à faire le tour pour allez s’asseoir sur le siège du passager, César poussa un hurlement. A la lueur des phares, seul éclairage dans la nuit noire, on pouvait distinguer l’homme au masque blanc, tenant toujours son couteau. Reyes se figea, puis pensa ; elle ne pouvait laisser cet assassin en liberté dans la région… Mais comment faire ? Puis elle eut une idée… Elle poussa César sur le siège du passager pour prendre sa place au volant. L’homme avançait vers la voiture, et il était à quelques mètres. Monica Reyes appuya sur l’accélérateur à fond avec son pied droit et les occupants du SUV furent tirés vers l’arrière alors que le véhicule, lui, fonçait de l’avant ; vers Michael Myers… ACTE QUATRE Épilogue **** 17 KILOMETRES AU NORD DE CHICHEN ITZA, MEXIQUE 21H36PM La vitesse du quatre par quatre loué par Monica passa de zéro à cent kilomètres en quelques secondes et en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, le véhicule faucha Michael qui, après avoir été happé par le devant droit du 4X4, rebondit violemment sur le capot et tenta de s’accrocher au passage sur le rétroviseur du côté du passager pour ne pas être éjecté. Il y arriva et César hurla en voyant que l’homme masqué se préparait à briser la fenêtre avec son poing, mais le miroir n’étant pas fait pour supporter un poids si lourd, il lâcha et Myers se retrouva rapidement derrière le SUV mordant la poussière. Reyes appuya sur les freins à deux pieds tout en faisant un demi tour avec le volant, de façon à être face à Michael. - « Que fais-tu Monica !!? Demanda Gabie. Partons vite d’ici pendant qu’on le peut toujours !! » - « On ne peut pas le laisser tuer des innocents ! Il va tuer le premier qui va lui tomber sous la main ! Et ici la police n’est pas là pour aider les gens. » Sur ces mots, elle fonça de nouveau sur Myers qui s’était relevé et cette fois Reyes le frappa de plein fouet avec le devant du véhicule. Michael resta accroché du mieux qu’il pouvait les mains de part et d’autre du capot, alors que la conductrice roulait de plus en plus vite. Son visage et son masque étaient collés sur le pare-brise ; ses yeux brillaient de rage. - « C’est nous les innocents qu’il va tuer !!!! » cria Gabrielle de l’arrière en constatant avec stupeur que le tueur était agrippé au véhicule. Mais Reyes savait ce qu’elle faisait… Lorsqu’elle vit la clôture de bois qu’elle avait défoncée plus tôt arriver à toute allure devant eux alors, elle accéléra davantage ! Une partie de la structure en bois vola en éclat pour laisser passer l’imposant véhicule et Michael ne tenait maintenant plus que par la force de la vitesse et de la gravité. Monica fonçait toujours à toute allure à côté de la grande maison et comme elle arrivait à l’arrière cour, elle avertit rapidement les autres de s’accrocher en appuyant sur les freins. Michael Myers alla voler et rouler au travers des débris divers, morceaux de clôture en bois et des chaises au milieu du jardin. Puis il resta sur le sol comme inconscient, alors que les trois occupants se regardaient pour constater que tout allait bien pour eux. Gabie insista pour partir, mais Monica ne s’en souciait pas et demanda à César où était le projecteur avec le film toujours à l’intérieur. Il était à côté d’une citrouille grimaçante toujours allumée grâce à une chandelle qui tenait toujours le coup sur une table prêt des portes du patio fracassées. Reyes leur dit de débarquer en se dépêchant d’aller dans le coffre pour prendre les câbles de démarrage. Les deux adolescents surveillaient si Michael bougeait, mais de loin. Rien n’arrivait. En traînant les câbles, elle avertit Gabrielle et César d’aller se préparer à allumer le projecteur quand tout à coup Michael se réveilla. Il s’assit sur le sol à quatre-vingt dix degrés tranquillement, comme étourdi. Monica courut à l’endroit ou elle avait vu le tueur couper les fils et tenta le tout pour le tout. Elle ne pouvait se permettre de perdre du temps à regarder ce qu’il se passait, elle s’agenouilla sur le sol et vit les deux bouts de fils. Au même moment, Gabrielle et César couraient eux sur le perron où était le projecteur tandis que Michael se relevait, tranquillement. Il se dirigea vers Monica qui était dos à lui, toujours à genou à tenter de faire un bon branchement. Les deux adolescents virent que Reyes allait sûrement y passer alors César dit à Gabie de ne pas bouger puis il courut vers le tueur. L’adolescent ramassa une chaise de bois pliée en deux et profita du fait que Myers ne porta pas attention à lui pour le frapper violemment avec dans le dos avec une force telle qu’elle éclata en morceau. César se retrouva avec deux débris de bois dans les mains alors que Michael se retourna vers lui. Avant qu’il ne puisse faire quoi que ce soit, le jeune homme fut frappé au visage violemment et il tomba sur le sol en se tenant le nez, en tentant de ramper hors de la portée du tueur. Mais pour rien car Michael le saisit par les vêtements pour le soulever de dessus terre assez haut et, avec une force phénoménale, le lancer contre le mur de la maison, à côté de Gabrielle et du projecteur. Celle-ci courut à ses côté, tout en gardant un œil sur le projecteur. César avait frappé de plein fouet le crochet de métal qui tenait habituellement le tuyau d’arrosage, puis était retombé dos contre le sol toujours conscient. Gabie l’aida à s’asseoir contre le mur pour qu’il reprenne son souffle. Elle n’avait pas vu qu’il avait été perforé par le crochet rouillé. - « Ça va aller ?? » Demanda-t-elle alors que celui-ci jetait un coup d’œil vers Monica, qui n’avait jamais perdu son attention sur le branchement, même si le tueur la prenait maintenant pour cible et se dirigeait vers elle. - « Oui ! Ça va aller ! Répondit-il avec peine. Aide ta sœur ! » Gabie retourna près du projecteur alors que Michael s’approchait de Monica qui criait tout en se jetant hors de la portée des mains du tueur : - « ALLEZ-Y ! » Puis Gabrielle appuya sur « PLAY » et le vieux projecteur se remit en route, éclairant la haie. Le seul haut parleur qui marchait encore commença à crier un son strident tel que Myers lui- même arrêtait de marcher vers Monica qui était coucher sur le gazon puis… Il y eut une nouvelle explosion invisible mais cette fois c’était plus comme une implosion. 21H56PM Reyes se releva et constata que la toile était revenue et que le film continuait à jouer. Comme prévu, Michael se cachait derrière les buissons alors que Laurie prévenait Annie trop tard. C’était comme si rien ne s’était passé. Sauf que le jardin était un vrai champ de bataille, puis Monica s’aperçut que César avait le regard fixe. Les deux sœurs accouraient à ses côtés pour constater qu’il était mort. En le prenant dans ses bras en pleurant, Gabrielle constata la blessure qu’il avait dans le dos, et aussi la mare de sang qui s’était formée derrière lui, sur le sol. - « Il m’avait dit qu’il allait bien. Qu’il allait bien… » pleura Gabie, en serrant César contre elle. Il y avait finalement eu une victime cette nuit là. DIMANCHE 1ER NOVEMBRE 2003, APPARTEMENT DE L’AGENT DOGGETT 19H29PM Les vacances étaient finies, en tous cas pour Monica. Elle savait que le frère de John lui avait demandé de prendre son neveu deux semaines, donc en principe elle retournerait au bureau demain alors que John avait encore une belle semaine de congé devant lui. Les portes d’ascenseur s’ouvrirent sur le corridor de l’appartement de Doggett et Monica regarda en même temps qu’elle marchait les notes qu’elle avait prises sur ce qui était arrivé au Mexique. Elle avait promis à sa sœur et aux parents de César d’essayer de trouver une explication à ce qui c’était passé et elle comptait bien y arriver De toute façon, elle avait déjà une petite idée derrière la tête. En cognant sur la porte de l’appartement 809, Reyes serraient ses notes avec le film qu’elle avait aussi apporté son sac. Doggett ouvrit la porte… avec la chaîne ! - « Toujours parano John ? » demanda Monica en lui faisant un petit sourire. Celui-ci ne dit rien et referma la porte pour pouvoir enlever la chaîne, mais dans ce cour instant Monica avait réussi à sentir les mauvaises énergies qui émanaient de son collègue. Il la fit entrer en prenant bien soin de verrouiller derrière elle. Reyes nota qu’il était même blême… Elle lui demandait si Andrew allait bien et John lui répondit sans la regarder que oui, il était en train de jouer à sa console dans la chambre d’ami. - « Qu’est-ce qui se passe John ? » demanda Reyes avant qu’elle ne se pose plus de questions et qu’il la guida vers le salon. Il n’eut pas le temps de répondre qu’elle poussait un hoquet de surprise en voyant celui qui était assis sur le divan. Fox Mulder ! Doggett alla s’asseoir sur le fauteuil le plus proche alors que Reyes demandait si ça faisait longtemps qu’il était la. - « Je suis arrivé il y a une heure à peu près. » répondit Mulder. L’agent Reyes n’en revenait pas de revoir Mulder en chair et en os devant elle… Après l’avoir pris dans ses bras, elle lui demanda où était Scully. Il lui répondit qu’il était venu sans elle, par mesure de sécurité. - « Je ne veux pas risquer nos deux vies. Scully est en lieu sûr. » L’atmosphère était tout de même tendue. Mulder et Reyes s’assirent sur le divan alors que celle-ci lui demandait qu’elle était la raison de cette visite. - « Vous faites parties des Affaires Non Classées officiellement de ce que j’ai appris entre les lignes… » commençait il. - « Seulement la branche de la Nouvelle Orléans, si vous voulez revenir à Washington nous n’avons pas pris votre place ne vous inquiétez pas ! » répliqua rapidement Monica un peu mal a l’aise. Mulder lui fit comprendre qu’il n’avait aucune rancune. Mais, même si elle conversait avec Mulder, Reyes remarquait que Doggett semblait toujours éviter tout contact visuel avec elle. - « Je vous félicite plutôt. Je sais que ce n’est pas un boulot facile et surtout, la réputation vous colle à la peau après ! Je sais de quoi je parle ! » Monica était soulagée. Mais Mulder continua : - « Mais il y a une chose que vous devez savoir, pour pouvoir être prêt… La vérité… Il y a une date, une date importante… » Fox cherchait les bons mots, tandis que John semblait dévasté. Lui savait déjà toute l’histoire. Mais l’entendre à nouveau lui fit le même effet. La fin du monde serait le 22 Décembre 2012. A Suivre… =================== LES PERSONNAGES DE JOHN DOGGETT ET DE MONICA REYES SONT LA PROPRIÉTÉE DE LA FOX ET DE CHRIS CARTER. LES PERSONNAGES DE MICHEAL MYERS, LAURIE STRODE, ANNIE BRACKETT ET LYNDA VAN DER KLOK ET LE FILM « HALLOWEEN » SONT TOUS L’ŒUVRE ET LA PROPRIÉTÉE DE JOHN CARPENTER ET DE DEBRA HILL. CE SCRIPT EST LA PROPRIÉTÉ DE L’AUTEUR. LES REPRODUCTIONS EN PARTIE OU EN INTÉGRALITÉ SONT INTERDITES. POUR TOUTES UTILISATIONS, L’AUTORISATION DE L’AUTEUR ET DE LA SAISON VIRTUELLE DE DOGGETT ET REYES EST OBLIGATOIRE. © 2001-2003 ===================