¤ SAISON VIRTUELLE DE DOGGETT ET REYES ¤ 1SV10 : GOODBYE MY SWEET HEART – PARTIE 2 : HEART WOUNDS par Fox Guillaume ************************************* Diffusé le : 27 avril 2003 Catégorie : Général VISITEZ-NOUS SUR LE WEB http://xfsc.mu3d.com/saisonvirtuelle ************************************* TEASER PARKING DU FBI NOUVELLE-ORLEANS, 1ER NOVEMBRE 2002 06H06 AM Dans la semi-obscurité, deux rats se battaient pour un reste d’un sandwich, le combat fut abrégé par l’arrivée de Billy Carpenter en costume, et cravate. Derrière l’un des nombreux pilonnes du garage, sorti un homme habillé en noir, la trentaine barbu, une cigarette à la bouche, et de forte corpulence, il s’avança vers l’agent du FBI : - « Bonjour Agent Carpenter, merci d’être venus, au rendez-vous. » - « Je n’ai fait qu’obéir à l’ordre d’un agent de la NSA, pour servir ma patrie » Répondit mielleusement Carpenter. - « Bien, comme je vous l’ai dit au téléphone, je suis l’agent Vince Noonan en mission secrète. Vous avez peut-être entendu parler de moi en 1995, lorsque j’étais suspect d’une affaire de meurtre. Ce que vous ne savez sûrement pas c’est qu’à l’époque je surveillais le milieu de la pègre, afin de contrecarrer toute menaces de l’intérieur. Et je me suis intéressé à un flic plutôt bizarre du nom de John Jay Doggett, qui traumatisé par la mort de son fils, s’en prenait à différentes personnes qu’il jugeait potentiellement coupable du décès de son enfant. Il s’averra qu’il me repéra et avant que je puisse faire quoique se soit, il me mit l’étiquette de suspect dans cette affaire, et vint chez moi, non pas dans l’idée de m’arrêter, mais pour me faire taire. Il tenta donc de m’abattre, mais échoua à tout point de vue, la balle m’avait sévèrement touchée, mais j’ai survécu, et il ne réussi pas à faire croire à ma culpabilité, l’affaire fut close ainsi. Mais j’eu de nombreux mois de convalescence et ma couverture était grillée. » - « Vous parlez du Doggett, qui vient d’arriver ici, le type des affaires non-classés ?» - « Absolument, ainsi mes instructions seront claires, pour l’instant restez à peu près correct avec lui, et faites comme si de rien n’était. Je reviendrais dans quelques mois m’occupez personnellement de lui, et je vous ferrez signe à ce moment. Je vais maintenant retourner à New York, pour chercher plus de preuves.» - « Bien, mais je ne sais pas si vous savez, mais cela risque d’être dur, surtout que sa collègue l’agent Reyes, un très bonne agent, est très liée avec lui, et donc… » - « J’ai déjà mon plan pour l’agent Reyes, pendant que je m’occuperai de Doggett, j’enverrais quelqu’un qui ferra diversion avec elle, quelqu’un qui la troubleras fortement, et qui annihileras toute ses préoccupations sur l’agent John Doggett. » - « Mais hormis le fait de servir mon pays, et la NSA, qu’est ce que j’ai a gagner dans cette affaire ? » Carpenter fronçait les sourcils. - « Ne vous inquiétez pas pour ça, aussitôt l’affaire finie, j’aviserais mes supérieurs de vos compétences. Et vous serez catapulté Directeur adjoint, dans un excellent bureau.» - « Parfait, et pourrais-je aussi avoir, l’agent Reyes à mes coté ? » Le grand sourire que dissimulé tant bien que mal Carpenter, en disant long sur le bonheur qu’il ressentait. - « L’agent Reyes ? Humm… si tout ce passe comme prévu oui, vous l’aurez. Bon je vous contacterais d’ici six mois. A bientôt Futur Directeur Adjoint Carpenter.» Vince Noonan partit, Carpenter jubilait, il se voyait déjà à la place de Pearson, et pourquoi pas un jour dans un grand bureau à Washington, avec Monica Reyes, pour qui il avait un faible depuis qu’il l’avait rencontré. Et il se mit à rire bizarrement. GÉNÉRIQUE DOMICILE DE MONICA REYES 10H30 PM Monica regardait avec Mick les vieux albums souvenirs, où étaient leurs meilleurs souvenirs de l’académie de Quantico, et de leur partenariat à New York. Tous deux, l’un à coté de l’autre tournaient avec attention les pages, se remémorant le bon vieux temps. C’est alors que quelqu’un frappa à la porte : - « Agent Reyes ! Agent Reyes, c’est urgent ! » Interloquée elle se leva et alla ouvrir, à sa porte se présentait David Deckard, en blouson de cuir, polo, à rayure bleu et blanche, et un jean: - « Je suis l’agent David Deckard vous vous souvenez de moi, j’étais avec vous et John sur l’affaire Enerys ? » - « Oui, bien sûr agent Deckard, je m’en souviens. Mais que se passe-t-il ? » - « Étant donné que votre téléphone cellulaire, et votre fixe ne répondait pas j’ai du venir de moi-même. » Il reprit son souffle. « L’agent Doggett est recherché par la police et le bureau, on l’accuse d’une série de meurtre horrible, perpétrés par Stone Heart. » - « Oh mon dieu ! C’était donc vrai ? » Elle se retourna, et David vit apparaître le compagnon de Monica, qui acquiesça. « Voici mon ancien partenaire de New York, Mick Larson. » Deckard était vraiment surpris que Monica ne paraissent que faussement surprise, et prenne aussi bien la nouvelle. - « Bonsoir Mr Larson, mais vous étiez déjà au courant ? » Mick Larson si mit en travers de la porte juste devant Deckard, et fit : - « Merci, agent Deckard de nous avoir renseignez, sur ce dangereux fugitif qu’est John Doggett, maintenant vous…. » - « Non, justement John est innocent. Je suis sûr que c’est une conspiration à l’intérieur du FBI, j’ai déjà quelques preuves, notamment des falsifications de preuves par un autre agent ! » Larson parut soudain intéressé par les propos du jeune agent : - « Rentrez nous allons discuter de tout ça », et il ferma la porte derrière Deckard. RUE EN FACE DU DOMICILE DE MONICA REYES 10H45 Dans la voiture de Deckard à l’arrière, une ombre observait le bâtiment et vit David Deckard sortir, puis se diriger vers le véhicule. Le jeune agent du FBI, s’assit sur le siège, mis la clé dans le contact, et régla son rétroviseur. - « Ne vous retournez pas ! » fit l’ombre - « J’ai une mauvaise nouvelle à vous apprendre, c’est bien ce que vous craignez. Monica paraît complètement déconnectée de la réalité, elle ….. » - « Ce n’est pas possible qu’est-ce qui lui prend, ce n’est pas elle ! Il faut que j’y aille… » La voix haussait le ton. - « Non ! Elle est avec son ancien partenaire de New York, un certain Mick Larson, ils ont l’air très proches. » L’ombre s’avança un peu à la lumière, et le visage de John Doggett apparut : - « Vous devez faire erreur, Monica m’en avait parlé une fois, Mick Larson s’est fait abattre en mission, sous ses yeux ! » Fit-il niant de la tête. - « Non je ne crois pas, ça devait être simulé. Car j’ai vu qu’ils regardaient d’anciennes photos de leur classe à Quantico, et des photos d’ordre.. on va dire plus privée. Et je ne crois pas qu’un simulateur s’amuserait à ce jeu. Seul le vrai Mick Larson, avec sa mémoire de ces faits, pourrait se permettre ça. » - « Bien écoutez Deckard, j’aimerais que vous étudiez à son dossier.» - « Pas de problème.» David acquiesça. Il démarra la voiture, et commença à rouler. C’est alors que John fit : - « Une Lexus noire a démarré en même temps que nous, les feux éteints. Agent Deckard nous sommes poursuivis, je crois. Accélérez ! » Il sortit son revolver de sa poche, vérifia qu’il était chargé, et le posa sur la banquette près de lui, prêt à l’action. La poursuite s’engagea dans les sombres rues de la Nouvelle-Orléans. BUREAU DU FBI DE LA NOUVELLE-ORLÉANS 10H45 PM Billy Carpenter travaillait sur son ordinateur, il cherchait les différents dossiers relatifs à Brad Follmer, recherchant quelque chose qui pourrait l’intéresser. Il regarda sa montre dans une heure et demie, le vol de New York serait arrivé, et il devait réceptionner Follmer. Il souffla, et se concentra sur l’écran, et s’arrêta quelque chose avait attirer son regard : en mai 2002, il avait été accusé de meurtre de sang froid sur la personne de Nicolas Regali, mais ensuite le bureau l’avait blanchi suite au rapport de John Jay Doggett, qui témoin de la scène l’avait déclaré en état de légitime défense. Quelques jours plus tard il avait démissionné de son poste de directeur adjoint à Washington, et avait demandé sa mutation à New York. Billy se recula sur son fauteuil, observa le plafond en se tapotant le menton avec la main droite et faisant la moue. Il sorti son téléphone portable de sa poche, et chercha sur son répertoire numérique le numéro de Noonan. C’est alors qu’une voix s’éleva derrière lui. - « Est-ce de cette façon que les agents de la Louisiane procède, agent Carpenter ? » Il faillit tomber à la renverse de son siège, et laissa tomber son portable. L’homme derrière lui le ramassa, et le tendit à Carpenter qui était blême. - « Je suppose que vous m’avez reconnu, je suis l’agent Brad Follmer, en charge de l’affaire « Stone Heart », d’ailleurs je vois que vous analysez avec attention mon dossier. » Carpenter semblait terriblement gêné, il prit son téléphone de la main du New-Yorkais : - « Je ne voulais pas vous offenser, mais j’aime bien savoir avec qui je travaille. » - « Moi aussi j’ai lu votre dossier : arrogant à l’égard de certains de ces collègues, lèche cul de la direction, avide de montée en grade ! Votre portrait n’est pas élogieux, loin de là agent Billy Carpenter. Où est l’agent David Deckard, j’aurais besoin qu’il me seconde.» Fit l’ancien directeur adjoint, sur un ton cynique. - « Vous faites erreur c’est moi ici qui est responsable de l’enquête, Deckard n’est qu’un bleu qui sort tout juste de l’académie ! » - « Je me passerais autant que possible de vos services ! Est-ce clair ! » - « Vous n’aurez pas John sans moi ! » Dit-il à la limite de l’énervement. - « Je ne suis pas ici pour John, mais pour Stone Heart alias Vince Noonan, que vous connaissez d’après votre répertoire téléphonique » - « Ce n’est pas ce que vous croyez ! Noonan n’est pas un meurtrier, c’est un agent infiltré du gouvernement ! » - « Merci du renseignement, mais c’est faux. Vince Noonan est un dangereux déséquilibré auquel j’ai déjà eu affaire, et qui doit être arrêter mort ou vif ! » Fit-il apparemment satisfait d’avoir obtenu ce renseignement. RUES DE LA NOUVELLE-ORLÉANS 10H48 PM Sous la pluie abondante, et les nuages noirs, la poursuite faisait rage, Deckard conduisant très rapidement, tandis que Doggett lui conseillait quel trajet adopter pour semer la Lexus, qui inexorablement se rapprocher, et donnait de temps en temps des coups de pare-chocs, forçant le jeune agent à parfois frôler, voire toucher les différents poteaux de signalisation, et les poubelles. Heureusement il était à la périphérie de la Nouvelle-Orléans, et non pas en plein centre-ville. Deckard zigzaguait tant bien que mal pour tenter de distancer son poursuivant mais en vain. C’est alors qu’il vit un éclair dans son rétroviseur. Et aussitôt John fit : - « Attention il a sorti son arme, il va tirer ! » Une détonation retentit, mais la balle ne fit que s’écraser loin derrière la voiture sur le bitume dans un éclat lumineux. Ils n’eurent pas le temps de souffler, que la vitre arrière explosa partiellement, ainsi que le pare-brise avant, la balle sifflant aux oreilles de David, qui fit une violente embardée avec le volant, et la voiture partit s’encastrer dans un mur d’une rue déserte. Le choc fut très important, mais Deckard ne bougea pas, cherchant par la pensée à vérifier l’intégrité de son corps. Il sentait une forte douleur au genou qu’il vit ensanglanté, et au poignet gauche qui manifestement avait percuté de mauvaise façon le tableau de bord, et où une bosse était visible juste en dessous de la paume de la main, Il tenta de bouger ses doigts mais sans résultats. Lentement il regarda dans le reflet de ce qui resté de pare-brise, et il discerna un homme approchant prudemment de son coté. Quand il devina la présence de l’agresseur à son niveau, de son bras valide, il ouvrit brusquement la portière, envoyant l’homme à terre. Il sortit de l’épave de la voiture, l’avant bras- gauche collé contre sa poitrine, et tenant de l’autre son revolver. Il découvrit à ses pieds, le policier de la bande-vidéo du meurtre de Tony Menier, avec l’insigne de la police de New York, et le badge au nom de « Doggett », son visage était masqué par une cagoule. De plus des pilules étaient répandues un peu partout à coté de lui. Dans la voiture, John reprenant ses esprits, porta ses mains au visage, et les retira légèrement maculé de sang. Puis il regarda tout autour de lui, et vit Deckard debout dans la rue. Il sortit précipitamment et rejoignit son coéquipier, qui se retourna : - « Tout va bien John ? » - « Oui, ça pourrait être pire, on l’a attrapé et … » Brusquement le policier à terre, reprit son pistolet et tira sur Deckard qui s’effondra inconscient à terre. John eut aussitôt le réflexe de porter sa main sur son holster, qui malheureusement était vide, l’arme étant tombé durant l’accident. Bien que surpris, ni une ni deux il se rua sur son adversaire et le plaqua au sol, et lui assema deux droites, mais brusquement il sentit un clic suivi d’une vive douleur au niveau de l’estomac, et s’effondra inconscient. BUREAU DU FBI DE LA NOUVELLE-ORLÉANS 10H52 PM Le portable de Carpenter sonna, il jeta un coup d’œil à Follmer qui le dévisageait. - « Agent Carpenter […] Quand ? […] Où exactement ? […] Nous arrivons immédiatement. » Il raccrocha et fit à Follmer : « Vous qui vouliez voir l’agent Deckard vous allez êtres servis on l’a retrouvé blessé, d’après ce qu’il dit c’est Stone Heart qui lui aurait fait ça ». - « Bien, alors allons-y de suite » Follmer n’était pas enchanté à l’idée de suivre Carpenter, mais il n’avait pas le choix, il ne connaissait pas la ville, et faute de mieux il devait faire équipe avec lui. LIEUX DE L’ACCIDENT 11H15 PM Le spectacle était assez impressionnant : La voiture était écrasée contre un mur, et il ne restait plus que l’habitacle qui était encore à peu près entier, avec des taches vermeilles sur le tableau de bord, et sur les sièges arrières. De même dans la rue, quelques gouttes de sangs parsemés le trottoir, avec des pilules. Brad Follmer se baissa, observa, et fit à l’attention d’un policier : - « Récupérez les pilules, et faites-les analyser au plus vite, de même pour les traces de sang, même si la pluie risque de compliquer la tâche. » Il se retourna, ignora Carpenter qui semblait l’attendre le parapluie à la main, et il scruta le bitume à la recherche d’éventuelles traces de pneus, ou de bris de phares qui permettraient l’identification de la voiture de l’agresseur. - « Vous pensez à quoi ? » demanda Carpenter. - « Je pense que j’aimerez interroger l’agent Deckard assez rapidement pour savoir exactement ce qui s’est produit. Et je pense que vous seriez utile en m’amenant un bon café. » Follmer masquait à peine son mépris. Il s’approcha de l’un des flics et demanda : Vous savez, si c’est grave pour l’agent Deckard ? » - « Apparemment d’après les paramédics, il a eu une chance inouïe ce garçon : plaies ouvertes assez superficielles du genou et de l’épaule gauche, et fracture déplacé du poignet gauche, et du pouce droit. Cela aurait pu être bien pire. Je ne comprends pas que le tueur se soit enfui en le laissant comme cela ! » répondit-il sur un ton dépourvu de tout sentiments. - « Je ne crois pas que le tueur, soit venu pour lui. J’ai l’impression que l’agent Deckard était en voiture avec Doggett quand Stone Heart les a pris en chasse. C’est Doggett qui était visé, d’ailleurs si cela s’avère être exact, ça prouve qu’il est innocent, et que l’agent Carpenter a bien des choses a se reprocher. » Fit-il regardant du coin de l’œil son coéquipier du moment. Billy Carpenter se sentait de plus en plus mal à l’aise, il savait parfaitement que Follmer finirait par découvrir la vérité. Mais il ne voulait pas mettre à mal la couverture de Vince Noonan, agent de la NSA, et ainsi perdre sa possibilité de promotion. - « Vous êtes sur de ça ? » demanda le policier. - « Absolument, je bosse depuis un bon moment sur les affaires criminels, et mon flair me trompe rarement. » Puis il se mit face à Carpenter : « Demain je veux vous voir dès 9 heure au bureau, j’aurais des questions à vous posez. Vous pouvez-y allez maintenant, je rentrerais avec les policiers » Dit-il froidement. En guise de réponse l’agent acquiesça, et reprit sa voiture. Une fois dedans, il jura tout bas : - « Toi Follmer, une fois que je serais directeur adjoint, tu va comprendre ta douleur pour t’en être pris à moi ! » ENDROIT INCONNU - « Bonjour John Doggett ! Ça faisait un moment qu’on ne s’était pas revue tous les deux, hein ? » fit une voix assez froide, mais familière pour John. - « Noonan ? J’en étais sûr ! » John leva la tête, cillant des yeux afin de voir le visage de Noonan derrière le projecteur qui l’illuminait. Mais la lumière était trop forte, et il ne discernait qu’une vague ombre. Ils se trouvaient dans une sorte de vieil entrepôt, dont les murs gris sale, étaient entrelacés par quelques toiles d’araignée et toute sorte de saleté. L’endroit rappelé à l’agent du FBI, l’endroit ou avait eu lieu la fameuse interpellation de 1995, le même style de pièce gothique et sinistre, il ne manquait plus que les statues. - « Pourquoi John ? Pourquoi ce métier agent du FBI ? Pourquoi policier ? Pourquoi Marines ? Comment se fait-il que vous soyez toujours dans des domaines proches de la mort et de la souffrance ? » Fit Noonan avec beaucoup d’intensité dans la voix. - « Pour …… Pour servir ma patrie que j’aime, pour faire le bien. Aider la société à être moins sale. » Il avait longuement hésité à répondre, ne sachant pas ce que son interlocuteur voulait précisément. - « A vous seul John, vous n’exorciserait jamais tout le mal de notre monde. Jamais » - « ça vaut la peine d’essayer ! » répondit Doggett, dont l’œil brillait d’une faible lueur d’espoir. - « Mais vous tuez des gens, John. Vous les abattez de sang froid, et ceci à longueur d’année. Vous n’avez jamais de remords ? » - « Tuer est un crime atroce, j’en suis conscient. Mais si en souillant mon âme de temps en temps, j’arrive à sauver quelques vies cela en vaut la peine » L’émotion de Doggett était palpable, il semblait se libérer de ses pensées, comme une sorte de délivrance. « Ceci dit, c’est vrai que j’ai énormément de remords, surtout lorsque je fixe mon ennemi dans les yeux la seconde avant le coup de feu, j’essaye de me blinder, et de paraître dur, mais des fois je passe des après-midi entière à pleurer. Néanmoins dans certains cas, je n’éprouve pas de compassion pour certaines de mes victi…. Pour mes …. Les criminels….. » - « Dans quels cas ? » demanda Noonan. - « On se ressemble beaucoup vous savez, moi aussi je n’ai aucun remords quand j’arrache les cœurs, car mes victimes ne sont que des êtres vils et méchants, sans aucuns scrupules se servant et exploitant les autres. Nous sommes tous deux des anges exterminateurs ! » Le ton se durcissait. - « Vous êtes malade Noonan ». La phrase venait d’échapper de la bouche de John. - « Moi ! Je suis malade ! » Noonan s’énervait à son tour. « Mais bon Dieu pour qui vous prenait vous, pour dire ce qui est bien et mal, vous qui avouez vous même que votre âme est souillé ». John ouvrit la bouche mais aucun son, ne sortit. Il devina Noonan en train de faire des aller et retour derrière le projecteur. Le seul fait d’avoir cette conversation avec Stone Heart, troublait John au plus profond de lui-même, il ne savait plus ou il en était, le bien, le mal, des notions bien abstraites, pour quelqu’un qui doit les traiter concrètement. Et soudain une chose horrible lui traversa l’esprit, et si c’est lui qui avait tout faux depuis le début, sur beaucoup de chose. Il ferma les yeux, de telles pensées ne faisait que le torturer d’avantage. Il essaya de faire le vide en lui. - « Dites-moi John, dans vos états de services, quelque chose me tracasse. Pourquoi avoir couvert Brad Follmer pour le meurtre de Regali ? » - « Ce n’était pas un meurtre, Regali a tué mon fils. J’aurais fait comme Follmer. » - « Follmer a été impliqué dans cette affaire avec votre fils ? » - « Oui et non, Regali était son indic dans le milieu de la pègre. Et Follmer s’en était toujours voulu de ne pas avoir eu connaissance des agissements de son informateur. » - « Qui vous as dit ça ? » - « Follmer lui-même, après avoir abattu Regali. C’est pour cela que je l’ai couvert, lui aussi voulait se venger. » - « La vengeance, d’ou vient ce sentiment si insidieux et sournois ? Pourquoi l’homme ne réagi- t-il que par la violence ! » - « Arrêtez, je vais rire, ce que vous faites actuellement, n’est ce pas une vengeance contre moi ? » - « Pas uniquement, j’en veux à une autre personne, un assassin aussi. Un homme que vous connaissez.» - « Vous-même ? » Lança John sur un ton sarcastique. - « Vous allez souffrire John, plus que vous n’imaginerais jamais, je vais vous détruire, par la plus terrible des armes : la vérité » Une sonnerie se fit entendre, la lumière du projecteur fut coupée, et son ombre quitta rapidement la pièce, laissant John seul, dans les ténèbres. AUTRE ENDROIT INCONNU, DANS UN ENTREPOT Le policier cagoulé arriva dans une petite salle éclairée par une ampoule qui à chaque instant donnait l’impression de s’éteindre, puis de se rallumer. Les mur délavés par le temps. Là Billy Carpenter l’attendait : - « Il fallait absolument que je vous voit ! Maintenant ils ont tous des soupçons sur moi, en particulier Follmer ! » - « Follmer ne seras bien tôt plus un problème, croyez-moi ! » Sa voix était extrêmement calme. - « Ecoutez Noonan, j’ai beau être patriote je veux arrêter ici ma collaboration avec vous et la NSA. De plus j’ai rempli toutes les clauses du contrat. A vous de remplir les votres ! » - « Bien, c’est d’accord. De toute façon maintenant vous ne me m’êtes plus utile. Pour commencer vous vouliez l’agent Reyes, c’est bien cela ? » - « Oui, absolument renvoyez votre pantin, ce Mick Larson chez lui. Et laissez moi Monica ! » - « Vous voulez donner votre cœur à Monica ? » - « Oui, absolument ! » - « Je vais vous y aider tout de suite » Et de sa poche Noonan, sortit un grand couteau de chasse, portant encore quelques traces rouges vermeilles. Dès qu’il vit l’arme Carpenter fut comme figé, mais réussi à murmurer : - « C’était donc vous ? oh non ! » - « Votre naïveté et votre cupidité sont touchantes. Votre médiocre carrière au FBI s’arrête ici. » Et il projeta son couteau en avant. Une giclée de sang éclaboussa la porte. Et des hurlements horribles résonnèrent. HOPITAL DE LA NOUVELLE-ORLÉANS LE LENDEMAIN Deckard, allongé dans son lit, le bras gauche plâtré, tenait de sa main droite le téléphone de chambre : - « Dis-moi Dany, j’aimerais avoir les dossiers de plusieurs personnes. […] ok, tu notes ? […] Bon, alors Vince Noonan, Billy Capenter, Brad Follmer, Monica Reyes, John Doggett, et aussi Mick Larson. […] Je sais Dany, c’est pas très réglo, mais rester à rien faire ici, c’est pas mon truc. [..] Ok tu m’envoie les photocopies par porteur ? […] Tu les faxes ici ? Encore mieux ![…]Merci beaucoup, je te revaudrais ça, a plus. » Il raccrocha et souffla regardant la perfusion qu’il portait, il savait qu’il devait encore la supporter jusqu’au soir, et ça allait être long. Mais c’était les conséquences de l’opération qu’il avait subit dans la nuit afin de réduire sa fracture du poignet. Tandis qu’il réfléchissait sur ce qu’il aurait fait en tant que médecin, il vit un homme en costard cravate, rentrait dans sa chambre : - « Bonjour agent Deckard, je suis l’agent Brad Follmer, superviseur de cette enquête sur Stone Heart à New York et ici. » - « Bonjour, je savais que vous viendriez, la directrice Pearson, m’a prévenu. » - « Parfait, et comment allez-vous ? » - « ça pourrait allez mieux, mais j’ai éviter le pire. » - « Pouvez-vous me raconter ce qui s’est produit hier soir. » David lui raconta dans les détails les évènements, à ceci près que pour continuer d’enquêter tranquillement de sa chambre, et assurer les arrières de Doggett, il prétendit l’avoir arrêté Doggett après sa visite chez Monica, et juste avant la poursuite. Follmer notait consciencieusement au fur et à mesure. - « Maintenant notre problème, est que John est au main de Noonan, et que Noonan va sûrement vouloir le torturer mentalement et physiquement. Mais ce que je crains le plus c’est qu’il l’hypnotise, qu’il le monte contre nous ou quelques du bureau, de la police, dans son dossier j’ai vu qu’il a de sérieuses connaissance en ce domaine. Et dans ce cas, il faut se méfier de lui comme de Doggett, et tirer à vu. » l’ancien directeur adjoint avait le visage des mauvais jours, et son ton était on ne plus tragique. - « Je ne crois pas que Doggett soit du genre hypnotisable. Et l’agent Reyes ? » - « Je vais passer la voir, et lui dire de se protéger contre Doggett et Noonan, si elle les voit. » - « Vous devriez juste passez la prévenir, pour ce qui est de la protection, il y a déjà son ancien partenaire de New York. » - « Son partenaire de New York ? » Follmer était étonné, car pour lui le seul partenaire de Monica dans « Big Apple », n’était autre que lui même. - « Oui l’agent Mick Larson. » - « Vous devez faire erreur, l’agent Larson est mort lors d’une descente dans une secte en 1995. » - « Pourtant il n’y a aucun doute dessus, c’est bien lui. Monica l‘a reconnu. Et puis si ce n’était pas lui comment expliqué ses souvenirs, même le meilleur des agents infiltrés a toujours du mal avec ça. Je pense plutôt que sa mort a été simulée, dans un but bien précis. Vous voulez que j’enquête dessus ? » - « Oui faites donc, à mon goût il y a trop de New-Yorkais dans cette histoire, beaucoup trop. D’ailleurs agent Deckard vous venez d’ou ? » - « Je suis né à Chicago, mais vers 16 ans je suis parti avec ma famille à New York. » - « Le monde est petit. Bien je vous quitte, vous me tiendrez au courant pour Larson.», Follmer fit un signe de tête, et partit. ENDROIT INCONNU Doggett, une marque rouge lui barrant le front et la joue, les yeux bouffis par la fatigue, et les membres ankylosés essayèrent de se libérer de ses liens qui le maintenaient fermement sur une chaise fixée au sol, il se débattit violemment sans succès. Un rire sinistre se fit entendre, il devinât le retour de Noonan derrière le projecteur, et entendit un bruit métallique qui racla le sol humide et sale de la pièce. - « La torture ? », fit John. - « John dites-moi vous n’avez jamais eu de remords d’avoir couvert Follmer ? » - « Encore cette histoire ! Sachez que pour moi le dossier de la mort de mon fils est clos, j’ai trouvé la paix de l’esprit. » Répondit Doggett sur un ton à la limite de la colère. - « Bien écoutez mon histoire qui remonte à 1993. A l’époque j’étais un petit sculpteur minable, qui ne vivait que de quelques commandes d’hommes d’affaires de Manhattan. C’est pour cela que comme on dit je suis rentré dans le milieu. Là un homme m’accueilli les bras ouvert, vous le connaissez cet homme agent Doggett. C’était Nicolas Regali ». - « Ce tueur de gosses, cet enfoiré ! » John était rouge, ses veines se remplissaient de haine, il avait l’impression de revivre son entrevue avec Regali au bar, juste avant sa mort : MOONEY'S BAR MAI 2002 - « Tiens, tiens. L’agent du FBI. », fit Regali Doggett s’assit à coté de lui, au comptoir. - « Je ne suis pas ici en tant qu’agent du FBI. Je suis ici en tant que père. » - « Whoa. Qu’est ce que ça veut dire ? » - « Je veux savoir ce qui est arrivé à mon fils. » - « Je ne sais pas qui a tué votre fils. Mais je vous aime bien, FBI. Vraiment. Je vais vous dire comment cela aurait pu se produire en théorie.» Il s’arrêta un bref instant. « On va dire qu’il y avait un gars, un gros bonnet. Et on va dire que ce gros bonnet, au cours de son business, doit s’associé avec un certains nombre de gangsters, de malades, de pervers. Comme Bob Harvey, par exemple. Et on va dire que ce Bob Harvey aime les petits garçons. Ouais. Dégueulase. Un jour, Bob Harvey voit un petit garçon faisant du vélo, et il n’a pas pu s’en empêcher. Il enlève l’enfant. Ainsi, Harvey ramène le garçon à son repère, seulement il ne dit pas au gros bonnet ce qu’il fait. Mais, le gros bonnet tomba sur lui. Vous voyez ce que je dit, FBI ? Le garçon voit le visage du gros bonnet, qui ne lui a jamais rien fait. C’est un problème. Bien ... chaque problème a une solution, n’est ce pas ? » SALLE INTERROGATOIRE DE NOONAN - « Non, Doggett. Vous avez tout faux. Réfléchissez un peu, pourquoi à votre avis Follmer a ensuite démissionné de son poste de directeur adjoint ? Pourquoi son retour à New York ? Follmer est un fin stratège, tout ce qu’il fait à un but précis. » - « Où voulez-vous en venir ? » - « Brad Follmer surveille toute personne pouvant compromettre sa vie. A savoir ses anciens amis de la pègre, et ceux qui pourraient trop vous en dire, sur votre fils. » Il fit une pause. « C’est l’agent Brad Follmer qui a abattu votre fils, j’ai vu la scène et Regali qui était mon meilleur ami, l’a vu aussi. Si vous l’avez rencontrez il a sûrement essayé de vous le dire plus ou moins directement. » Il marqua une pause et rajouta : « D’ailleurs je sais qu’il nous cherche actuellement, pour me tuer, il a peur que je vous révèle la vérité, c’est pour cela d’ailleurs qu’il a abattu mon meilleur ami, Regali. Mais s’il sait que je vous ai tout raconté, il vous tuera aussi. » Tel un animal abattu, John baissa la tête, tremblant légèrement de ses membres. Il savait que Noonan avait raison, maintenant tout devenait claire pour lui, tout ce que Follmer avait fait et dit. Les muscles de son visage écarlate se contractèrent, il serra les dents et hurla : - « Nooonnnn ! » HOPITAL DE LA NOUVELLE-ORLÉANS - « Entrez ! », fit Deckard. L’une des infirmières de l’hôpital, apparut avec un grand sac plastique : - « C’est pour vous, de la part d’un certain Dany. Tenez. » Elle posa le tout sur le lit, et quitta la chambre. - « Merci Beaucoup. » Il prit le sac, et sortit les différents dossiers, et se jeta sur celui de Mick Larson. Follmer n’avait pas menti, officiellement Larson avait été mortellement blessé lors d’une intervention sur une secte. Il poursuivit la lecture, et vit que la mort avait été déclarée par Philip K Deckard, son père chirurgien vasculaire au Mount Sinaï Medical Center à New York. - « Papa ! » dit-il en fronçant les sourcils, et visiblement étonné de sa découverte. Il décrocha le téléphone et composa un numéro : « Bonjour, pourrais avoir le «Dr Deckard, service de chirurgie thoracique et cardio-vasculaire, s’il vous plait […] Merci […] Allo papa ? c’est David […] Oui, ça va toujours bien depuis tout à l’heure. Dis-moi j’aurais un service à te demander, je sais que c’est pas très éthique, mais c’est pour une affaire de la plus haute importance. […] Ok, je voudrais que tu regardes le dossier de Mick Larson, que tu as traité aux urgences en 1995 […] D’accord, je patiente. » Pendant ce temps David continuait d’examiner les différents dossiers notamment ceux de Carpenter et Doggett. La conversation reprit trente secondes après : « Oui, je sais qu’il est décédé, et que c’est toi qui l’a déclaré. Ça va te surprendre, mais est-tu sur au moins que c’était lui, et qu’il est vraiment mort. […] Echantillon A.D.N., ok, mais… […] sans blague, dispersé dans tout le pays ? Tu veux dire que.. […] C’est toi qui a prélevé ses organes ! […] Oui là pas de doutes possibles, en tout cas merci beaucoup du renseignement, je te tiendrais au courant. Allez Tchao. » De sa main droite il se frotta les yeux et le front. Cette affaire devenait de plus en plus mystérieuse. Mais qui donc alors était le Mick Larson qui était chez Monica, et semblait néanmoins posséder sa mémoire dans les moindres recoins. Quoiqu’il en soit, il fallait qu’il appelle Reyes au plus vite, pour la prévenir. Il allait prendre le combiné, quant le téléphone sonna, il répondit : - « Agent Deckard. […] Ah Dany, re-bonjour. Et merci pour les dossiers […] Oui, les pilules du faux policier […] du néoral ? Oui bien sûr je connais cette molécule c’est le composant principal de la ciclosporine, un immunosuppresseur destiné à empêcher les rejets de …. greffes. Oh non !» Il ferma les yeux et balança sa tête de droite à gauche. « Danny, faut que je te laisse, a plus. » Il parcouru vite le dossier de Noonan, puis refit le numéro de son père. SALLE INTERROGATOIRE DE NOONAN - « La vérité est dur à entendre je sais. Mais j’ai encore une chose à vous apprendre, vous avez définitivement perdu votre partenaire la magnifique Monica Reyes. Elle est à moi grâce à vous », fit Noonan Il s’avança dans la lumière, et John le vit tel que l’autre soir, en costume de policier de New York, portant une cagoule. Il posa sa casquette et dévoila son visage, celui de Mick Larson. - « Qu’est-ce que cela signifie ? Vous n’êtes pas Noonan ? » demanda Doggett - « Je suis bien Vince Noonan, mais grâce à vous, je suis en plus Mick Larson » dit-il en souriant. - « L’ancien coéquipier de Monica ? c’est impossible ! » Noonan, se plaça derrière le siège de John, lui défit prudemment ses différents liens, et arme au poing se mit face à lui : - « Maintenant que j’ai détruit votre vie John Doggett, je vous laisse la vie sauve, afin de voir votre déchéance totale, et votre souffrance ». il marcha à reculons, l’arme toujours prête à tirer, puis il disparut dans la commissure de la porte. HOPITAL DE LA NOUVELLE-ORLÉANS - « C’est vrai ! Donc Vince Noonan a été transplanté avec le cœur de Mick Larson, ok merci papa ! » Il reposa le combiné. Il avait déjà lu ça, dans la littérature médicale, des récits ou des personnes greffées qui inexplicablement avait reçu « en héritage », la mémoire de la personne ayant donné son organe, et ceci essentiellement pour le cœur et le foie. Si il avait pu se lever il l’aurait fait immédiatement, pour aller aider John et Follmer. Mais il ne le pouvait sa seule arme était un malheureux téléphone. Il se jeta dessus et composa le numéro de Monica. RUE EN FACE DU DOMICILE DE MONICA REYES Follmer, claqua la porte de la voiture, et s’avança prudemment en direction de l’immeuble de son ancienne petite-amie. C’est alors que son portable se mit à sonner : - « Follmer, j’écoute […] Bonjour Mme Pearson […] Je vous demande pardon ? Vous avez retrouvez le corps mutilé de Billy Carpenter avec le cœur arraché ? […] Quand ? Où ?[…] Bien Madame je vous rejoint d’ici… » Il regarda sa montre. « Une demi-heure. » Il replaça le téléphone dans sa poche intérieur de veste, et continua son chemin jusqu’à l’appartement de Monica Reyes. Arrivé à quelques mètres de la porte il s’arrêta, et se prit la tête entre les mains. En effet de temps à autre depuis une semaine, il avait de fréquents problèmes de migraines, et de visions, mais heureusement cela ne durait pas plus de quelques secondes. Il se reprit et sonna. Mais pas de réponses, il sonna de nouveau et appela Monica, mais rien. Il poussa un peu la porte qui s’entrouvrit. Instinctivement, il dégaina son arme de service, et entra. A l’intérieur il faisait assez sombre, les volets étaient tous fermés. Il scruta l’appartement à la recherche d’un signe de vie, c’est alors qu’il reçu un violent coup sur la tempe qui alla le projeter contre le mur. Relevant la tête il vit John Doggett le visage crispé par la haine, le menaçant d’un revolver. - « On ne fait plus le malin maintenant Brad, je sais la vérité ! » - « Calmez-vous Doggett ! » - « Non ! je n’ai aucune pitié pour les tueurs d’enfants, et les fourbes dans votre genre ! » Il hurlait presque. - « Vous ne comprenez pas Doggett ! Je ne sais pas ce que vous a raconté Noonan, mais vous êtes à coté de la plaque ! » fit-il en criant aussi. - « Non, j’ai parfaitement assemblé le puzzle, j’ai compris pourquoi vous avez toujours suivi ma carrière de près ou de loin. C’était pour être sur que la vérité ne viendrait pas jusqu’à moi. Et ainsi vous avez tué tous vos anciens camarades du crime afin de couvrir vos arrières ! Mais vous avez échoué !» - « Vous allez me tuer pour ça ? Vous n’êtes pas Stone Heart, non vous c’est plutôt Vengeance Heart ! Vous ne valais pas mieux que moi John. » - « Vous allez payez pour ce que vous avez fait à mon petit garçon, espèce de saloperie de l’humanité ! » John s’accroupit au niveau de Follmer et lui colla le canon de son Smith et Wesson au dessus de l’oreille. Une faible détonation retentit dans la pièce, suivie d’un bruit lourd. HOPITAL DE LA NOUVELLE-ORLEANS L’infirmière enleva le pansement, et une balafre rougeoyante de huit centimètre de long se dessinait au niveau de la clavicule droite de David Deckard, quelqu’un frappa brièvement à la porte et entra, c’était la directrice Edna Pearson, l’air grave : - « Bonjour agent Deckard, j’ai de mauvaises nouvelles à vous apprendre. L’agent Brad Follmer est ici dans un état critique. » - « Que c’est-il passé ? » David avait l’air fort contrarié. - « Un appel de Doggett depuis le domicile de l’agent Reyes. C’est là que les ambulanciers ont retrouvé Follmer convulsant à terre. » - « Il s’est fait tiré dessus ? » - « Non, on a juste retrouvé une balle à blanc, rien de bien dangereux. » - « Mais qu’à l’agent Follmer exactement ? » - « Il est en réanimations, dans un profond coma. Les médecins disent qu’il a fait un accident vasculaire cérébral de type ischémique, j’espére que vous pourrez m’éclairer à ce sujet. » - « Cela signifie qu’une artère de son cerveau s’est retrouvé bouché, c’est le même principe que pour l’infarctus. » - « Il va s’en sortir, vous croyez ? » - « C’est une maladie assez grave, et pour savoir s’il s’en sortira, il faudra attendre les jours à venir et l’évolution. » - « Et l’agent Doggett ? » - « Pas de nouvelles ni de lui, ni de l’agent Reyes. Mais j’ai supprimé le mandat d’arrêt contre lui. C’est Noonan le vrai coupable, nous en avons des preuves formelles, il correspondait souvent avec Carpenter, en se faisant passer pour un agent de la NSA, la cupidité de Carpenter a fait le reste. Et dire que je lui faisais confiance. » Elle marqua une pause, et regarda par la fenêtre, l’air songeur et à la fois triste. « Je compte sur vous dès votre guérison agent Deckard, à bientôt et bon rétablissement. » Pour toute réponse David acquiesça. ENTREPOT DE NOONAN John arme au poing, entra dans la pièce sombre, seulement éclairée par intermittence par les puissants spots de la discothèque située à proximité. Là au fond de la pièce se tenait Vince Noonan, arborant un large sourire de carnassier : - « Alors Doggett ! On a assouvi sa vengeance, on est devenue un vrai meurtrier maintenant. C’est ironique de voir à quel point vous me ressemblez en bien des domaines : New York, la soif de vengeance, les meurtres, et …. Monica. » - « Où est-elle ? » Fit John, sur le ton le plus menaçant qu’il pouvait, avec une lueur de haine dans les yeux. « Répondez-moi ou je vous abat comme un chien sur le champ ! » - « Oh ! Maîtrisez vos pulsions meurtrières John, calmez-vous ! » Lui répondit-il cyniquement. « Je vous avez bien dit que j’arracherez votre cœur John, et je crois que j’ai réussi à moitié, maintenant abrégeons vos souffrances.» Puis il prit le talkie-walkie attaché à sa ceinture, appuya sur le commutateur. « Monica, viens-ici mon ange ». - « J’espère qu’elle va bien ! » - « En excellente forme physique et psychique, si je puis me permettre. » Monica apparut dans l’encadrement de la porte, elle était entièrement vêtu de noire, et portait son arme de service dans la main. John se retourna et soulagé, il sourit : - « Monica, tu vas bien ? » - « Quelles retrouvailles charmantes dites-moi ! Mais peut-être un peu tragique, n’est ce pas Monica ? » fit Noonan Elle ne répondit pas, mais pointa son revolver sur Doggett. - « Que fais-tu Monica ? » - « Elle va vous tuer Doggett, vous arracher le cœur comme promis, quelle fin pour vous mon ami ! Votre cœur arrache votre cœur, paradoxal non ? » Noonan jubilait littéralement. - « Non, Monica ! Tu me reconnais je suis ton partenaire ! Je suis John ! Ton ami ! Ton confident ! » Reyes ne semblait pas comprendre les paroles, et avançait inexorablement de plus en plus menaçante telle une belle dame noire. Elle arma son pistolet. John fixait tendrement mais tristement ses yeux, posa lentement son arme à terre et fit : - « Regarde Monica, je pose mon arme à terre ! Je te fais confiance, je … je t’ ….. ». Des larmes commençaient à couler lentement le long de ses joues. Noonan derrière John, s’adossa au mur, savourant chaque instant de la scène. - « Monica je t’en prie ! Ecoute-moi ! Ça ne peut pas finir comme ça, après tout ce qu’on a traversé ensemble, non ce n’est pas possible ! ». Doggett se mit à genoux devant elle. Monica elle aussi se mit à pleurer doucement, et se jeta affectueusement dans les bras de John. Noonan n’en revenait pas : - « Non Monica tue-le, arrache lui le cœur ! Maintenant ! » hurla-t-il en sortant son couteau de boucher. John heureux de se retrouver dans les bras de Monica, lui glissa à l’oreille : - « Merci Monica, je n’ai jamais douté de toi » Et soudain il sentit un contact froid au niveau de sa poitrine, au niveau de son cœur. Il sentit une pression, et Monica se recula légèrement de lui, pleurant de plus en plus, et elle lui dit : - « Goodbye my Sweetheart » Et là John eut l’impression que le temps ralentit, il entendit une détonation, qui illumina son visage et celui de sa partenaire, entrevoyant une douille virevolter dans les airs juste devant son nez. Et une douleur lui traversa le flanc, et il vit encore une détonation, et une douille tournoyer face à lui. De plus il vit des gouttes de son sang éclabousser le visage de Monica, se mêlant aux pleurs, et donnant l’impression surréaliste qu’elle avait des larmes de sang ruisselant le long de ses joues. Ensuite ce fut le noir complet. Ses yeux se dilatèrent et il tomba à la renverse, et se sentit comme dans du coton. A présent il voyait Luke venir à sa rencontre en vélo, en criant joyeusement : « Papa ! Papa ! » Derrière lui Noonan toujours adossé contre le mur, ne semblait pas revenir de ce qu’il avait vu, et sa bouche était grande ouverte d’ébahissement. Le scalpel qu’il tenait caché dans sa main droite tomba à terre, dans un bruyant cliquetis métallique qui résonna dans la pièce, tel que dans une cathédrale. Monica cilla des yeux, et s’agenouilla près de John, prenant son pouls : - « Non, John, ne part pas ! Reste ! Bats-toi ! » Elle écouta si il respirait, mais rien, pas un seul bruit. Juste, le silence froid de la mort. Elle lui arracha sa chemise, plaça ses mains sur le sternum dénudé, et commença la réanimation, en faisant quinze compressions, puis elle lui pinça le nez, bloqua de l’autre main le menton, et lui fit le bouche à bouche. C’est alors que ses paupières frémirent, et s’ouvrirent, dévoilant ses yeux bleus. Reprenant ses esprits, il fouilla l’endroit des yeux, et s’arrêta sur le visage de Monica tout proche, et lui sourit : - « Suis-je au Paradis ? » - « Dieu soit loué John, tu es vivant ! » fit Monica qui essuya rapidement ses larmes de bonheurs, et le sang qui y était mêlé. - « Monica, tu m’as tiré dessus ? En plein cœur ? » - « Non, John. J’ai juste tiré au niveau de l’aisselle, les balles n’ont fait que t’effleurées. » répondit Monica, telle une mère réconfortant son fils, elle passa sa main à travers la chemise de son collègue, qui regarda la blessure et ne vit qu’une petite éraflure. - « Et Noonan ? ou est-il ? » John, chercha du regard dans la salle, et brusquement il s’arrêta sur Noonan, debout, adossé contre le mur. Aussitôt il ramassa son arme, et braqua en direction du serial killer. Mais sa coéquipière posa, sa main sur le canon de l’arme, lui faisant non de la tête. - « Il est mort. Les deux balles que j’ai tiré lui était destinées. C’était la seul façon de l’atteindre sans qu’il ait de soupçons ». Doggett s’approcha du mur, et du faciès toujours ébahi de son ennemi, il lui toucha l’épaule, et la cadavre s’effondra par terre, laissant ne tâche rouge au mur. Monica s’approchant de John, lui prit la main, et tous deux se dirigèrent vers la fenêtre, ou dehors la pluie semblait s’être calmée, et la pleine lune resplendissait. Au loin ils voyaient les sirènes de polices. Malgré le bruit dru de la pluie, il entendait la discothèque située à proximité, qui jouait Scandalous de Prince. =================== LES PERSONNAGES DE DOGGETT ET REYES SONT LA PROPRIÉTÉ DE LA FOX ET DE CHRIS CARTER. CE SCRIPT EST LA PROPRIÉTÉ DE L’AUTEUR. LES REPRODUCTIONS EN PARTIE OU EN INTÉGRALITÉ SONT INTERDITES. POUR TOUTES UTILISATIONS, L’AUTORISATION DE L’AUTEUR ET DE LA SAISON VIRTUELLE DE DOGGETT ET REYES EST OBLIGATOIRE. © 2003 ===================