¤ SAISON VIRTUELLE DE DOGGETT ET REYES ¤ 1SV04 : FAITH par MarieEve ************************************* Diffusé le : 23 février 2003 Catégorie : Général VISITEZ-NOUS SUR LE WEB http://xfsc.mu3d.com/saisonvirtuelle NOTE DE L’AUTEUR : Je suis fière de mettre en ligne mon épisode en ce 23 février 2003. Vous vous demandez sans doute pourquoi ? Et bien, tout simplement parce que cette journée est la fête du personnage de Scully que j’admire énormément, mais c’est aussi la diffusion de « 1st to Die », le tout nouveau film de Robert Patrick qui est diffusé ce soir sur NBC. Étant une fan du roman que je viens de lire, c’est vraiment une joie de pouvoir publier mon épisode la même journée que ces deux événements. ************************************* LA FAYETTE, LOUISIANE LE SOIR Le soleil venait de se coucher. La journée s’était terminée sur les rayons d’un magnifique soleil à l’horizon du domaine et de la demeure des Colin. Benjamin était le fils d’une riche famille ayant emménagé en Louisiane. Son épouse, Sara, était à ces côtés depuis leur mariage. Benjamin était dans la salle à manger et il travaillait sur un dossier. La domestique, Mama Leigh s’affairait à ranger le service qui avait servit pour le souper. Tout était calme. Sara avait profité de ce moment pour mener son fils, Gabriel, à peine âgé de 2 ans, au lit. Sara aimait son petit Gabriel, qui était le portrait identique de son père. Elle le regarda tout tendrement en souriant. C’est alors qu’elle lui dit : - « Bébé, je sais que tu ne me comprends pas, mais je veux que tu écoutes ce que Maman a à te dire. Si un jour tu aperçois des étrangers qui semblent te vouloir du mal, cours te cacher dans un endroit où ils ne pourront pas te trouver. D’accord ? » dit-elle en attendant une réponse. Le petit Gabriel la regarda et lui fit un signe de la tête qui voulait dire oui. Évidemment, Sara savait qu’il ne pouvait pas comprendre. Il était encore bien jeune. Elle embrassa son fils avant de sortir et de refermer la porte derrière elle, puis se retira doucement dans sa chambre à coucher. Au rez-de-chaussée, Mama Leigh avait terminé son travail et se prépara à partir. Elle dit à Benjamin : - « Bonsoir M. Colin. Passez une bonne nuit. » - « Vous aussi Mama Leigh. », dit-il en relevant la tête de ses papiers. Au même moment dans la chambre de Gabriel, deux ombres se postèrent devant la fenêtre. L’un des deux individus entra silencieusement dans la pièce. Un petit vent fit bouger les longs rideaux blancs qui ornaient les portes-fenêtres. Avant de partir, Mama Leigh prit ses affaires. Au moment où elle s’apprêtait à quitter la maison, elle entendit le petit Gabriel pleurer. Elle marcha d’un pas très rapide pour ne pas déranger Madame Colin qui devait déjà être au lit. Mama Leigh ouvrit la porte de la chambre de l’enfant. Elle fit alors une affreuse découverte : Gabriel n’était plus dans son lit, il avait disparu. Elle prit soin de regarder partout dans la chambre… en vain. Mama Leigh devenait nerveuse. Elle couru rejoindre Benjamin puis commença à pleurer. Cela n’avait pas pu arriver. Mais le pire l’attendait. Lorsqu’elle arriva dans la salle à manger, elle découvrit la même scène : la pièce était vide, il n’y avait plus aucune trace de M. Colin. Seule la fenêtre était grande ouverte. Elle ne savait plus quoi faire ou quoi penser. Elle monta donc à l’étage de nouveau. Avant qu’elle n’atteigne la porte, Mama Leigh glissa et tomba alors que Sara sortie de sa chambre. - « Que se passe t-il Mama Leigh ?! », dit elle en regardant dans la chambre de Gabriel. - « Ce n’est pas ma faute Madame. Je suis arrivée et ils ont disparu tous les deux. », pleura t-elle à chaudes larmes. Sara regardait la pièce et resta sans voix. Quelques instants plus tard, elle se retourna, le regard vide, et se rendit dans sa chambre à coucher. Mama Leigh la regarda, mais ne comprenais pas sa réaction. Elles devaient faire quelque chose pour les retrouver. Mama Leigh la suivit des yeux et elle lui dit avec étonnement: - « Madame Colin ? » - « Ne dites rien de ce qui vient de se passer. » La porte de la chambre se referma brusquement laissa Mama Leigh en larmes alors que le couloir était recouvert d’une quasi-noirceur. LENDEMAIN MATIN Une voiture arriva devant la barrière s’ouvrant sur l’allée du domaine, puis s’arrêta devant les grilles fermées. Doggett était au volant. Il avait été appelé par Madame Pearson et devait immédiatement se rendre sur les lieux d’un double enlèvement mystérieux survenu dans la ville de La Fayette. Ce mystère impliquait un père et son fils : ils avaient disparus sans laisser de traces. Doggett regarda l’interphone et ouvrit la fenêtre de sa voiture. Il décida d’appuyer sur le seul bouton de l’appareil. Une voix se fit entendre : - « Veuillez-vous annoncer ? », dit une voix d’homme. - « Agent John Doggett du FBI. Je fais parti de l’équipe d’enquêteurs. » À ce moment, Doggett remarqua qu’une caméra était fixée à l’entrée. Il pensa qu’il devait aussi y en avoir partout sur la propriété. C’est alors que les grilles s’ouvrirent. Doggett passa et alla rejoindre les autres agents. Il stationna non loin de l’immense demeure et vit immédiatement l’équipe déjà sur place. Il fut très surpris de l’immensité des lieux. Son propre salaire du FBI ne lui permettrait jamais de se payer le dixième d’un tel luxe. Néanmoins, il pouvait se permettre de conserver sa maison tout à fait correcte à Washington. Il avait demandé à Barbara, son ex-femme, de prendre soin de la propriété suite à son déménagement vers la Nouvelle-Orléans. Il ne pouvait se faire à l’idée de la vendre. Ce n’était évidemment pas le même luxe. Les enquêteurs cherchèrent toutes traces de pas laissés sur le sol : dans la terre ou sur l’herbe. Une autre équipe était à l’intérieur sans doute pour y trouver des empreintes de doigts ou tout autre indice. John n’eut pas de difficulté à repérer Reyes qui se dirigea vers lui au même moment. Elle le salua et lui raconta les faits qui s’étaient produits la veille lors de l’enlèvement de M. Benjamin Colin et de son fils Gabriel. Elle ajouta : - « Ce matin, nous avons tenté de trouver des empruntes de pas ou de doigts, mais aucun indice n’a été laissé. Tu verras par toi-même : c’est la même chose pour Gabriel et son père. », dit-elle en lui montrant le balcon de la chambre de ce dernier. « C’est comme si les ravisseurs n’avaient pas de pieds ou de jambes. Ils auraient directement volé jusqu’à la fenêtre. » Doggett fit naître un petit sourire en coin sur ses lèvres en entendant ces paroles. - « Je crois cependant qu’il s’agit là de la dernière hypothèse à retenir. A t-on interroger la mère ? » - « Oui ! Les premiers agents venus sur place l’ont interrogée. Cependant, je voulais attendre ton arrivée pour lui demander sa version des faits. Viens ! Je t’y conduis, mais avant, je veux te montrer autre chose. » Reyes et Doggett avançaient vers la salle à manger. Doggett se rapprocha de la fenêtre qui était toujours ouverte. Des enquêteurs étaient toujours dans la maison. On avait pris soin de ne rien toucher jusqu’à ce que tous les indices possibles aient été pris en photo, mais il y en avait très peu. Doggett constata, en regardant à l’extérieur, que rien ne pouvait les aider à retrouver les ravisseurs. Rien n’était apparent dans l’herbe, dans la terre rien près de cette issue. - « Tu vois ce que je veux dire John ? C’est presque impossible qu’on ait pu enlever une seule personne sans laisser de trace. Et à voir l’état des lieux, on sait qu’il n’y a pas eu de débats de la part de la victime. » Doggett repris Reyes rapidement. - « Et si M. Benjamin avait créé son propre enlèvement ? Il aurait fait croire à un enlèvement et ensuite serait parti avec son fils. », dit Doggett sur un ton convainquant. - « Non, je ne crois pas John. La domestique nous a affirmé qu’il était bien là avant l’enlèvement de son fils. Il n’y a qu’un seul accès pour ce rendre à l’étage et Madame Leigh ne l’a pas vu. En fait, elle n’a revu ni le père ni l’enfant. » C’était de bons arguments et Doggett ne pouvait pas les contredire. - « Je crois qu’il faudra qu’on interroge à nouveau la domestique, elle est la seule à avoir eu un lien direct avec les deux disparus. » - « Il y a toujours la mère que l’on n’a pas encore interrogé. » CHAMBRE À COUCHER DE SARA COLIN La pièce était plongée dans la pénombre. Sara était assise dans son lit. Elle avait essayé d’oublier tous les événements de la veille, mais il était vraiment impossible pour elle de libérer son esprit de toutes les images qui le hantaient. C’est à ce moment qu’elle entendit quelqu’un frapper à la porte. - « Entrez ! », dit Sara tout en continuant de regarder dans le vide en direction de la fenêtre. Reyes ouvrit la porte et supposa que Sara n’avait pas du bouger depuis l’arrivée des agents puisqu’elle portait encore sa chemise de nuit. - « Madame Colin. Je suis l’agent Monica Reyes et voici mon partenaire John Doggett. Nous avons été assignés à cette enquête. Est-ce que vous nous permettez de vous poser quelques questions ? », dit Reyes avec le plus d’humanité possible après lui avoir montré son badge. Sara semblait être dans un autre monde, mais elle lui répondit tout doucement tout en se retournant pour découvrir le visage des deux agents. - « Bien sûr, mais j’ai déjà tout raconté aux autres enquêteurs. » Reyes débuta l’interrogatoire. - « Madame Colin, pourriez-vous nous dire si quelqu’un aurait pu en vouloir à votre mari et à votre fils au point de les enlever ? » Un silence se fit, mais elle décida de parler. - « On m’avait prévenu, mais je n’y croyais pas. » Reyes regarda Doggett immédiatement après la réponse de cette dernière. - « On vous avait prévenu de l’enlèvement Madame Colin ? Mais qui ? », lui demanda Doggett. - « Il y a de cela plusieurs années. Je ne me doutais même pas que j’allais fonder une famille. », dit-elle avec un sourire qui disparu assis rapidement qu’il était apparu. Les agents étaient toujours face à elle et l’écoutaient. - « J’ai vécu à Rennes, en France, toute mon enfance. Nous avons emménagé aux États-Unis, mon époux et moi, il y a déjà 5 ans de cela. Il avait de la famille ici. Avant de partir de chez moi, j’ai rencontré une femme. Vous savez … une de celle qui croit pouvoir lire votre avenir dans les lignes de votre main ! Je ne l’ai pas cru, mais c’est bien ce qui s’est passé. » - « Que vous avait dit cette femme ? », demanda Reyes. Doggett regardait sa coéquipière et Madame Colin et se demandait ce que cette mésaventure pourrait leur apporter. - « Elle m’avait dit que ma vie serait merveilleuse jusqu’au jour où tout basculerait. Deux êtres que je chérirais, disparaîtraient. » Des larmes coulèrent sur son visage. Et elle continua : - « Je n’y croyais pas évidemment. Jusqu’à ce que je découvre ce qui est arrivé hier soir. Je savais que la police viendrait et qu’on me poserait des questions, mais je n’ai pas osé avant maintenant. J’avais fini par oublier. » Elle pleura à chaudes larmes. Reyes prit la parole. - « Nous vous accusons de rien Madame Colin, cependant nous devons vraiment savoir ce qui s’est passé hier soir. Ce que vous avez vu. » Sara s’arrêta de pleurer, accepta et répondit aux questions habituelles que les agents devaient lui poser pour reconstituer les événements. Elle collaborait et permettrait ainsi, peut-être, aux agents de les retrouver. Avant de terminer l’interrogatoire, elle revint sur certains détails. - « Avant que je ne quitte cette voyante elle m’a dit «Ce sont les volontés de Dieu». Ainsi, j’ai toujours cru que ce serait une fatalité à laquelle je ne pourrais échapper. » Un silence régna dans la pièce, mais Doggett brisa le silence. - « Ne vous en faites pas Madame Colin, nous les retrouverons. » - « Pourriez-vous nous dire si vous avez des parents ici même dans la ville ou à l’extérieur ? », demanda Reyes. « Oui ! Henri Colin. C’est l’oncle de mon mari. », dit Sara. - « Nous pensons lui poser quelques questions. Pourriez-vous nous donner son adresse si vous le voulez bien. », s’exclama Reyes. Sara leur donna l’emplacement de sa demeure. Les agents la remercièrent et Reyes lui donna sa carte qui lui permettrait de la rejoindre en tout temps. Avant qu’ils ne quittent la pièce, Sara leur demanda : - « En fait, j’aurais aimé que vous restiez ici durant le temps de l’enquête. Ce n’est pas l’espace qui manque ici et je me sens bien vulnérable face à ces événements. Pourriez-vous rester que quelques jours ? » Doggett n’en croyait pas ses oreilles. C’était la première fois qu’on leur demandait une pareille faveur. Ce n’était pas dans leur habitude, mais ce n’était pas non plus interdit de surveiller une éventuelle victime qui était peut-être la prochaine sur la liste des ravisseurs. Il regarda Reyes qui semblait vouloir accepter l’ordre. - « Nous resterons Madame Colin. Après tout, il devra y avoir une surveillance ici parce que vous êtes peut-être vous aussi en danger. », dit Doggett. - « Je vous en remercie infiniment. La nouvelle domestique vous indiquera où vous installer. Vous n’avez qu’à préparer votre nécessaire. », leur dit-elle. - « Nous vous remercions de votre collaboration ! », dit Doggett en sortant de la pièce. VILLAGE, PLUS TARD DANS LA JOURNÉE Plusieurs agents étaient restés chez les Colin pour surveiller et continuer l’enquête. Monica était allée chercher les affaires de Doggett qui avait décidé de rendre visite à l’oncle de Benjamin qui n’habitait pas très loin. Doggett frappa à la porte. C’est un vieil homme qui lui répondit. - « Oui ! Que puis-je pour vous ? », demanda l’homme. - « Bonjour ! Vous êtes M. Henri Colin ? », dit Doggett. - « Oui, c’est bien moi ! Depuis plus de 76 ans ! », dit-il en voulant faire une petit blague tout en souriant. - « Je me présente. Je suis l’agent John Doggett du FBI. », lui dit-il en lui montrant son badge. « J’aimerais vous poser quelques questions concernant l’enlèvement de votre neveu et de son fils ! » - « Évidemment ! Entrez ! Ne restez pas là. En vous voyant, je n’aurais pas cru que vous étiez un homme de loi. Nos détectives aujourd’hui ne sont plus les même qu’à l’époque. J’oserais même vous dire que vous êtes séduisant. Vous savez, comme ces messieurs que l’on voit dans les publicités à la télévision. » Doggett ne pu que sourire face à cette remarque. Henri le laissa entrer. Doggett le suivit à l’intérieur. C’était une maison qui devait certainement avoir le même âge que son propriétaire. En y entrant, tout semblait chaleureux et antique. Dans le petit salon Doggett décida de s’asseoir, le vieil homme s’assis alors devant lui. L’agent commença à lui raconter ce qui s’était passé avant midi chez les Colin et ce qui l’avait amené à venir le voir. - « Etant de la famille, vous pourriez peut-être nous expliquer certaines choses suite à ces événements. », dit Doggett. C’est alors que Henri prit un air plus sérieux qu’à son arrivée. Doggett remarqua ce changement d’expression. Il n’avait plus le cœur à rire. - « Croyez-vous en Dieu Agent Doggett ? », demanda Henri. « Et bien ! Je crois au bien et au mal, si c’est ce que vous me demandez », lui dit Doggett. - « Vous savez, j’ai toujours cru que notre vie était tracée par un être qui était supérieur à nous. Pour certains, il est Bouddha, Lucifer et pour d’autres, c’est Dieu. Mais dans chacun de ces cas, leur rôle est le même : il est ce qu’on peut appeler notre guide. Ce qui est arrivé à mon neveu et à son fils, n’est pas un hasard. C’est ce qui devait leur arriver. » Doggett le regarda avec un air qui semblait le suspecter. C’est alors que Henri lui expliqua. - « Benjamin et Gabriel ont un chemin devant eux tracé depuis leur naissance. Je dois vous expliquer par le commencement. Il y a de cela des années, je dirais même des siècles, il existait dans ce que nous pouvons appeler aujourd’hui la grande Europe, des Templiers qui ne servaient qu’une seule cause : les croisades. Tous les chrétiens de par le monde étaient à la recherche de la coupe du Graal. Cette coupe qui a porté le vrai sang du Christ. Quelques jours avant la crucifixion du Christ, les apôtres ont bu son sang dans cette coupe… le sang divin. D’autres ont voulu faire de même. Lorsque le Christ est mort, certains sont allés boire son sang au pied de sa croix, mais ce n’était pas le bon sang. » Doggett écoutait toujours le récit du vieil homme. Il avait de la difficulté à le croire, mais il continua de l’écouter. - « Ainsi, vous aviez deux groupes. L’un qui fut les protecteurs de la lignée du Christ qui a bu le bon sang et les autres qui ont bu le mauvais sang. Ceux-ci ont voulu obtenir une vie éternelle, il n’en fut pas ainsi. Ce deuxième groupe est depuis très longtemps une menace pour nous. » - « Vous essayez donc de me dire que votre famille serait la descendance de Jésus- Christ ? » - « Non, Agent Doggett. Ce que je veux vous dire c’est que des protecteurs ont été mis sur notre route grâce à Dieu. C’est à eux de protéger ce qui nous reste de lui contre ceux qui lui veulent du mal. Peut-être que vous n’y croyez pas, mais le fait de croire au bien et au mal vous sauvera la vie. » Il s’arrêta et continua. - « Mais je peux vous dire que vos recherches ne vous permettront pas de les retrouver, car on ne peut pas les trouver. » Doggett laissa sortir un soupir qui pouvait en dire bien long. Il se leva tranquillement tout en essayant de voir clair dans cette enquête. Il lui demanda s’il avait été témoin de quoique ce soit hier soir, mais Henri lui répondit que non. - « Je vous remercie de votre aide M. Colin. Si nous avons d’autres questions, nous viendrons vous voir. Mais n’hésitez pas à communiquer avec nous si vous sentez que vous êtes en danger. », lui dit-il en lui mentionnant qu’il pouvait les rejoindre en tout temps à la résidence de son neveu. Les deux hommes se dirigeaient vers la porte, mais avant que Doggett ne puisse ouvrir la porte, Henri lui tendit la main avec quelque chose à l’intérieur. - « Prenez ceci et gardez-le sur vous. », dit-il en lui donnant un petit médaillon qui représentait une licorne en relief. « Ceci vous protégera du Mal. » Doggett le regarda et ensuite le médaillon qu’il avait entre ses mains. Il savait que cet homme n’était pas fou. Ce qu’il lui avait dit pouvait avoir du sens, mais il avait de la difficulté à croire à tout ça. Henri n’était définitivement pas le responsable des enlèvements, mais ils devront tout de même garder un œil sur lui. En le remerciant, Doggett mis fin à l’interrogatoire. Il garda le médaillon et quitta la demeure d’Henri. Ce dernier le regarda jusqu’à ce que sa voiture disparaisse au bout de la rue. RÉSIDENCE DES COLIN Les deux agents étaient dans l’une des chambres que leur avait offerte Madame Colin. Ils avaient chacun la leur. Doggett qui était assis sur un fauteuil près du lit raconta à Reyes son entretient avec Henri Colin sans mentionner le médaillon. Il voulait connaître son avis, sans mélanger ces croyances avec l’enquête en cours. Reyes lui dit : - « Avec ce que tu viens de me dire John, je crois comprendre davantage ce qui se passe et j’aurais peut-être une théorie. » - « Laquelle ? », lui demanda John. - « Je crois que ce que l’oncle de M. Colin à voulu te dire c’est que sa famille ne serait pas les descendants, mais les protecteurs de Jésus-Christ et de sa lignée. Des historiens et chercheurs ont déjà cité cette hypothèse : il se pourrait que le Christ ait eu des frères, des sœurs ou même des cousins. Des protecteurs ont été mis sur leur route grâce au sang de la coupe. Les deux groupes ont donc évolués. Ainsi, les Colin pourraient faire partie des protecteurs. » - « C’est très joli cette saga, mais quel est le lien avec les Colin, les ravisseurs et les enlèvements ? » - « Les ravisseurs seraient tout simplement les descendants de l’autre groupe : ceux qui ont bu le mauvais sang. Ils continueraient de faire ce qu’ils ont toujours fait. Ils veulent boire le sang pur des protecteurs tout en les exterminant. Ils arriveraient ainsi à ce qu’ils ont toujours voulu. » Doggett se demanda où Reyes avait pu trouver cette théorie, encore plus folle que celle du vieil homme. Malgré tout, ils devaient retrouver Benjamin et son fils et pour cela, il était prêt à tout. - « Il faut les retrouver Monica. - « Je le sais John ! », dit elle en le regardant. C’est alors que John pensa à ce qu’il avait vu le matin même en arrivant sur les lieux. - « Les caméras ! » - « Les caméras ? », s’exclama Reyes. - « Oui, j’ai remarqué qu’il y avait une caméra à l’entrée près de la grille. Il doit y en avoir d’autres et avec un peu de chance elles ont peut-être filmé ce qui s’est passé lors des enlèvements. » - « Eh bien ! Il faut vérifier ça. », dit Reyes. Ils entendirent frapper à la porte. C’était la nouvelle domestique, qui remplaçait Mama Leigh, qui venait leur annoncer l’heure du repas. Mais les deux agents avaient quelque chose de bien plus important à faire. LE SOIR Une unité spéciale en équipement vidéo était arrivée avec le matériel nécessaire pour la lecture des vidéocassettes enregistrées le soir de l’enlèvement. Les agents n’ont pas pu obtenir la vidéo du lieu exact où Benjamin s’était fait enlevé, mais il avait pu mettre la main sur celle de la fenêtre donnant accès à la chambre de Gabriel. Ils avaient averti Sara qu’ils auraient peut-être enfin un indice sur les disparitions. Cette dernière tenait à être présente s’ils trouvaient quoique ce soit. Ainsi, l’équipe en question examinait les enregistrements et tentait de trouver le moindre indice. En attendant, Doggett et Reyes s’étaient préparer pour la nuit qui promettait d’être assez agitée s’ils découvraient un indice quelconque. Chacun regagna sa chambre pour la nuit. Des agents avaient été assignés à la surveillance de toutes les issues au cas où les ravisseurs reviendraient. Ils pouvaient au moins s’assurer que les agents de garde les avertiraient s’ils quelques choses d’étrange arrivait. Doggett avait du mal à s’endormir. Il pensait à ce que pouvait ressentir Madame Colin. Il n’avait pas vécu la même chose précisément mais savait parfaitement ce qu’on pouvait ressentir après la disparition de son propre enfant. C’est alors que dans ces pensées, il vit Monica. Elle dormait dans son lit. Doggett ne comprenait pas comment il pouvait parfaitement la voir. Il était à la porte de sa chambre. C’est alors qu’il vit une ombre noire approcher la fenêtre de la chambre de Monica. Il ne pouvait pas voir s’il s‘agissait d’un homme ou d’une femme. Néanmoins, l’individu avançait tranquillement vers Monica et flottait à quelques pouces au-dessus du sol. Il était maintenant près de Monica et se penchait sur elle. Son bras venait tout doucement se poser au-dessus de Reyes qui dormait sur le dos. Elle était toujours dans un sommeil profond et ne percevait rien de ce qui se passait. Doggett lui criant de se réveiller, mais aucun son ne sortit de sa bouche. La main de l’individu se posa sur le cou de Reyes et descendit tranquillement sur sa poitrine. C’est alors que Doggett se réveilla en sursaut. Il venait de rêver. Cependant, il n’attendit pas une seconde de plus pour se lever. Il se dirigea immédiatement vers la chambre de Reyes tout en essayant de faire le moins de bruit possible. En entrant, il vit que tout était normal. La fenêtre était bien fermée et Reyes dormait paisiblement. Il entra et pris soin de refermer la porte derrière lui. En arrivant au bord du lit, ce dernier se glissa auprès de Reyes. Il la regarda, pris sa main en prenant soin de ne pas la réveiller. Tout doucement, il lui glissa le médaillon et referma sa main. Il ne connaissait pas les pouvoirs de ce médaillon, mais il pourrait sûrement protéger Reyes. Finalement, il s’endormit auprès d’elle. LE LENDEMAIN Doggett et Reyes ne furent pas réveillés durant la nuit. Les recherches n’avaient peut-être rien donné finalement. Monica se réveilla. Avant même qu’elle ne se lève, elle remarqua qu’elle avait quelque chose dans sa main droite. C’était le médaillon. Elle ignorait vraiment comment il avait atterri là. Elle s’habilla et décida de le glisser dans la poche de son pantalon. Doggett n’était plus dans la chambre. Avant même que le soleil n’apparaisse, il avait décidé de retourner dans sa chambre pour ne pas que Reyes puisse le voir à ses côtés. Alors de prendre son veston, Reyes entendit un cri. Elle sortant de sa chambre, elle compris que les cris venaient de la chambre du petit Gabriel. En arrivant, dans la pièce, elle vit Sara à genoux sur le sol. Elle tenait Benjamin qui était étendu à terre. Il était bel et bien vivant. Doggett arriva au même instant. Ce dernier vit lui aussi la scène : Sara tenait la tête de son époux entre ces bras et pleurait de joie. À ce moment même, Doggett comprit : les ravisseurs étaient bien revenus dans la nuit pour venir porter Benjamin, mais aussi pour s’en prendre à Reyes. À L’HÔPITAL, 1: 04 PM À l’intérieur de la chambre, Sara tenait la main de Benjamin. Un large sourire pouvait se lire sur leur visage. Évidement, leur bonheur n’était pas tout à fait satisfait, puisque leur fils, lui, n’était toujours pas de retour. Le travail des agents consistait à présent à comprendre ce qui avait ramené Benjamin Colin, et à rechercher Gabriel. Doggett et Reyes arrivèrent dans la chambre. Doggett demanda à Benjamin : - « Pardonnez-nous M. Colin, mais nous devons-vous poser quelques questions. » M. Colin se montra très coopératif, mais finalement il ne pouvait en dire guère plus aux agents. Il ne se souvenait absolument pas de ce qui s’était passé durant tout ce temps où il avait disparu. Ainsi, les deux agents lui expliquèrent les faits depuis sa disparition. Il était apparemment au courant de ce que son oncle pensait de tout cela et aussi de ce qu’il était arrivé à sa femme à l’époque. Comme son épouse, il voulait retrouver son fils. Peu importe les moyens. Après les avoir remerciés, Doggett et Reyes sortirent de la chambre. Doggett se posait une question. - « Je ne comprends pas. Si les ravisseurs sont revenus cette nuit pourquoi les agents sur place n’ont-ils rien vu ? » - « Je ne sais pas John. Mais imagine un instant que ces hommes ne soient pas visibles à l’œil nu ? Ça l’expliquerait pourquoi on ne les a pas aperçus sur aucun des enregistrements ! » - « Sérieusement Monica, tu crois que nous allons devoir écrire cela dans notre rapport à Madame Pearson ? » C’est alors que Reyes sorti le médaillon de sa poche. Doggett le vit et ne dit pas un mot. - « J’ai trouvé ceci dans ma main en me réveillant. Je ne sais pas ce que c’est. », lui dit-elle. Comme s’il n’y avait pas assez de mystères à résoudre. Son collègue lui expliqua de quoi il s’agissait et quelle était son origine. Reyes l’écoutait attentivement. Il lui expliqua son rêve, sans lui avouer qu’il était resté auprès d’elle. - « Je voulais que tu sois en sécurité Monica, lorsque je l’ai glissé dans ta main durant la nuit.» - « Alors tu y crois John ! », dit elle alors que Doggett la regardait. « Sinon pourquoi me l’aurais-tu donné ? » Doggett ne savait plus quoi dire. Sans le vouloir, il y croyait peut-être. Il resta sans voix, car ces événements le dépassaient. Reyes tenta de briser le silence en lui demandant : - « Est-ce que tu sais ce que veut dire le symbole de la licorne ? Il veut sans doute dire quelque chose ! » - « Je suis désolé Monica. Je n’ai pas posé plus de question à son sujet. » - « Je crois que je vais me rendre jusque chez Henri Colin. Son expertise pourra peut être nous aider, et s’avérer utile pour l’enquête. Pendant ce temps, veille sur Benjamin et Sara. Je te contacte dès que je le peux. » - « D’accord. » RÉSIDENCE DE HENRI COLIN Le vieil homme avait accueilli Reyes avec sympathie. Il avait reconnu en elle un sentiment qui n’était pas présent chez son partenaire. Il a tout de suite constaté qu’elle était plus ouverte à ce genre de situation. Elle lui demanda de lui en dire plus sur ce que pouvait représenter le médaillon. Henri se leva et alla chercher un livre rangé dans l’une de ses vieilles bibliothèques. - « Vous avez certainement connu la licorne dans votre jeunesse Agent Reyes. On nous a toujours raconté qu’il s’agissait d’un animal fantastique, symbole de la beauté et de la rareté. » Il ouvrit le livre et le donna à Reyes. Sur la page ouverte, il y avait le dessin à l’encre noire d’une licorne enfermée dans un enclos. Elle était prisonnière et des créatures maléfiques l’entouraient. Henri continua ses explications. - « Cet animal a souvent été associé à la beauté et à l’élégance. Même si c’est une légende, la licorne est un animal fabuleux et très mythique. Elle est aussi l’emblème de la chasteté et de la pureté et elle est réputée pour protéger les justes et apporter une grande chance à celui ou celle qui croit en elle. Certains disent même qu’elle peut réaliser des désirs. Mais attention ! Bien que cet animal soit aussi gracieux et protecteur, sachez qu’à l’intérieur, il peut être bien différent. » Reyes savait que leur famille était différente des autres maintenant, mais elle cherchait toujours le lien sur ce qui pourrait les aider à éclaircir ce mystère. Elle savait que Henri pouvait les aider. - « Que pensez-vous des l’enlèvements survenus M. Colin. Savez-vous où pourrait être Gabriel ? », demanda Reyes avec tout sincérité. - « Je ne peux pas vous dire où il est. Si seulement je pouvais le savoir. Tout ce que je peux vous dire et que je sais, c’est que le mal est partout. Plus près que vous ne le pensez. » Une idée illumina les pensées de Reyes. Elle avait maintenant compris et Henri le vit dans son visage. Elle lui dit : - « Vous avez dit à mon collègue que des gens faisaient le bien et le mal. Est-ce qu’il se pourrait que Madame Colin soit impliquée dans cet enlèvement, mais que tout ceci soit plus fort qu’elle. Elle pourrait faire partie du deuxième groupe : ceux qui ont bu le mauvais sang. » Il la regarda et lui fit signe qu’elle avait comprit. Elle s’excusa auprès de lui, mais elle devait immédiatement avertir son collègue de ce qu’elle venait de découvrir. Ils étaient peut-être en danger. Reyes obtenu immédiatement la communication avec Doggett. - « Doggett ! » - « John ! C’est moi Monica. Où es-tu ? » - « Je suis dans ma voiture. M. Colin vient de sortir de l’hôpital, car il a obtenu son congé. Leur chauffeur les reconduit à la maison, lui et sa femme. Pourquoi ? » - « D’accord, écoutes-moi bien. Lorsque tu seras à la maison, mets sous arrestation Sara Colin. Je ne peux pas t’expliquer maintenant, mais il faut absolument que tu l’arrêtes. La vie de son mari est toujours en danger. Et même plus depuis qu’il est revenu. C’est elle qui est peut-être la responsable des événements. » Doggett lui promit et raccrocha immédiatement tout en se dirigeant très rapidement jusqu’au domaine. RÉSIDENCE DES COLIN QUELQUES MINUTES PLUS TARD Reyes arriva à toute allure jusqu’à la résidence. Doggett et les Colin étaient déjà arrivés, car les voitures étaient stationnées tout près de la sienne. Reyes pensait au pire. Sara pouvait faire du mal à ses proches, mais aussi à Doggett. Elle savait depuis le début de l’affaire ce qui s’était réellement passé. Comment ? Reyes ne pouvait l’expliquer, mais savait maintenant qu’elle y était pour quelque chose. Doggett pouvait lui aussi être en danger. Reyes descendit immédiatement de sa voiture et prit son arme. Elle entra sans prendre le temps de frapper et en faisant attention de ne pas faire trop de bruit. Son intuition lui disait de monter à l’étage. Elle regarda et s’assura qu’il n’y avait personne au rez-de-chaussée. Elle monta aussitôt l’escalier. C’est alors qu’elle entendit plusieurs objets tomber sur le sol… le bruit provenait de la chambre de Sara. Elle vit que la porte était fermée, mais il y avait de la lumière sous le pas de la porte. Une lumière très intense. C’est alors qu’elle mit sa main sur la poignée et la tourna tranquillement pour ouvrir la porte. La lumière se fit encore plus aveuglante… Reyes avait du mal à voir quoi que ce soit. C’est alors qu’elle vit Doggett sur le sol, apparemment assommé. Elle s’approcha de lui pour voir s’il était toujours en vie, et constata qu’il avait été frappé derrière la tête. C’est alors que Reyes entendit fredonner Sara. Elle reconnut la voix de la jeune femme bien qu’elle fut différente de ce qu’elle avait entendu auparavant. Elle réussit à voir Benjamin sur le lit. Lui était bel et bien inconscient. Il ne bougeait pas. Reyes aussi avait des difficultés à avancer tant la lumière était puissante. C’est alors que tout commença à se calmer et Reyes pu ouvrir ses yeux normalement. Elle vit Benjamin, mais cette fois-ci, Gabriel était à ces côtés. Tous les deux semblaient dormir. Elle se leva et pris leur pouls. Ils étaient tous les deux vivants. Aucune blessure apparente. Doggett essaya de s’asseoir. Il posa sa main derrière sa tête qui lui faisait mal. Il demanda à Reyes : - « Où est Madame Colin ? » Reyes se retourna immédiatement et vit que Sara avait disparu. BUREAU DES AGENTS, NOUVELLE-ORLÉANS DEUX JOURS PLUS TARD Reyes était assise à son bureau. Elle terminait la correction du rapport et l’imprima pour le remettre à Madame Pearson. M. Colin et son fils avaient été finalement retrouvés vivants. Les ravisseurs étaient toujours recherchés, mais le manque de renseignements et d’indices ne permettrait sûrement pas de les retrouver. Le petit Gabriel était en bonne santé tout comme son père. Leur retrouvaille était tout aussi étrange que la disparition de Madame Colin. Tout un effectif avait été mis en place pour la retrouver, mais Reyes savait qu’ils ne la retrouveraient jamais et qu’elle était en partie responsable du double enlèvement. Bien sûr, il était difficile pour elle de tout expliquer, mais elle en était convaincue. Doggett entra dans le bureau avec un café à la main. Il s’était rapidement remit de sa blessure. Il avait dit à Reyes, peu après l’arrivée des policiers, qu’il avait été poussé sur un des murs alors qu’il venait d’entrer dans la chambre de Sara. Ce qui l’avait assommé d’un coup. Il demanda à Reyes : - « Comment as-tu conclus l’affaire Monica. Tu n’as sûrement pas changé d’avis ? » - « Non ! Je crois toujours que Sara devait faire parti de l’autre groupe : ceux qui sont nés pour faire le mal et qui devaient détruire les protecteurs. Ces ancêtres auraient donc bu le mauvais sang. Évidemment, elle savait depuis longtemps qu’elle était destinée à faire du mal à sa propre famille, un détail qu’elle ne nous avait jamais confié. C’est ce qui expliquerait pourquoi elle ne voulait pas avertir la police au sujet de l’enlèvement. Une partie d’elle voulait retrouver sa famille l’autre voulait l’anéantir. » - « Que penses-tu de sa disparition ? Tu as finalement établi des explications pour le rapport ? » - « Je n’ai encore aucune explication John, mais je crois qu’il est possible qu’elle ce soit sacrifiée. Sa vie contre celle de son fils. » John ne savait quoi répondre et surtout ignorait comment Madame Pearson allait réagir en lisant tout ceci. Reyes lui dit : « Malgré tout ce que l’on ne pourra jamais expliquer, je sais, John, que tu es une personne qui fait le bien et ça tu ne dois pas l’oublier. Il croyait en Reyes. Il avait confiance en elle plus qu’en n’importe qui. Mais pour lui, les événements étaient toujours difficiles à croire. Néanmoins, ces faits étaient devant ses yeux et ils ne pouvaient les nier. John s’approcha du bureau, se pencha pour signer le rapport sous la signature de Reyes. Évidemment, certains éléments de la théorie de Reyes n’en faisaient pas partie. Seules les explications habituelles d’un enlèvement figuraient dans ce rapport. On pouvait associer ces enlèvements à une secte religieuse. Reyes n’avaient pas menti, mais elle savait que la vérité ne serait pas vue de la même manière. Doggett glissa le dossier fermé vers Reyes qui se leva au même moment. - « On se revoit demain John ? » - « À demain Monica ! » Elle posa sa main et la souleva aussitôt de l’épaule de Doggett puis sortit du bureau pour remettre le rapport à Madame Pearson. John était toujours assit et regardait dans le vide. C’est alors que son regard se posa sur le médaillon qu’avait laissé Reyes sur leur bureau. Il se leva et le prit entre ses doigts. Il se dit que Henri Colin avait peut-être raison après tout… RÉSIDENCE DE HENRI COLIN Chez lui, Henri faisait du rangement. Il prit le livre, toujours ouvert, que Reyes avait laissé quelques jours plus tôt. Il tourna les pages jusqu’à la dernière illustration : une licorne courait dans un champs alors qu’une partie de son enclos était détruit, derrière elle. Elle était enfin libérée. FIN =================== LES PERSONNAGES DE DOGGETT ET REYES SONT LA PROPRIÉTÉ DE LA FOX ET DE CHRIS CARTER. CE SCRIPT EST LA PROPRIÉTÉ DE L’AUTEURS(ES). LES REPRODUCTIONS EN PARTIE OU EN INTÉGRALITÉ SONT INTERDITES. POUR TOUTES UTILISATIONS, L’AUTORISATION DE L’AUTEUR(E) ET DE LA SAISON VIRTUELLE DE DOGGETT ET REYES EST OBLIGATOIRE. © 2002-2003 ===================